Dunkerque : débarquement de troupes américaines en plein reconfinement

mise à jour le 04/03/21

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Mardi 23 février, le taux d’incidence a atteint 900 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants à Dunkerque (Nord). Les autorités locales avaient mis en place de nouvelles mesures afin d’éviter un reconfinement.

Hasard de calendrier, c’est aussi, à partir de ce 23 février, que les troupes américaines, venant d’un pays le plus endeuillé par la pandémie au monde selon l’université Johns Hopkins, ont commencé de manière officielle à débarquer sur la ville pour s’installer dans la région pour plusieurs semaines sous la forme de plusieurs vagues. Alors que les soldats américains circulent dans la région, le ministre français de la Santé, Olivier Véran, décide de reconfiner localement.

Silence des média français

Lors de la conférence de presse du maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, donnée vers midi le mardi 23 février, les journalistes français étaient bien présents pour poser des questions au maire, sur la situation et sur ce que la municipalité envisageait de faire. Mais, pas un seul journaliste n’a demandé au maire si le débarquement de 350 soldats américains, comme annoncé par la préfecture des Hauts de France le 16 février, pouvaient représenter un danger pour la sécurité sanitaire des Français et en première ligne celle des Dunkerquois.

Débat sur la montée des contaminations du variant britannique

Le débat sur la montée des contaminations, essentiellement du variant britannique sur le Dunkerquois, esquive étonnamment l’actualité de cette zone avec le débarquement militaire de soldats anglophones. «Des centaines de soldats transitent actuellement par Marck-en-calaisis pour l’opération Mousquetaire qui aura lieu en Allemagne», titre le 24 février France 3 Hauts-de-France indiquant que depuis le 23 février «des véhicules de militaires et des conteneurs ont traversé les rues de la ville» car «ils viennent préparer l’aéroport de Calais-Marck pour accueillir dans les jours à venir, 280 soldats de l’armée américaine ainsi que des tonnes d’équipement et de ravitaillement». Encore ce 24 février lors de la visite du ministre français de la Santé, Olivier Véran, à Dunkerque, nous avons obtenu un silence radio sur les incidences de cette arrivée de centaines de militaires venant des Etats-Unis sur le risque de contamination au variant anglais mais aussi américain. A nouveau, les journalistes français n’ont pas interrogé le ministre à ce sujet.

Pourtant Le Figaro du 24 février indique que «les élus locaux avaient alerté mi-février sur la flambée de l’épidémie dans le Dunkerquois, avec plus de 70% de variant anglais dans cette ville si proche de l’Angleterre». La Voix du Nord indiquait que le 10 février l’armée américaine avait fait une apparition partielle à l’aéroport de Marck. «Dans cette agglomération de 250.000 habitants dont  »un sur cent tombe malade chaque semaine », les déplacements le week-end ne seront possibles que pour certains motifs, les magasins non alimentaires fermés, et les dix plus grands centres commerciaux ne fonctionneront plus qu’en « cliquez-emportez », a précisé sur place le ministre de la Santé, Olivier Véran», écrit L’Express expliquant les conséquences des contaminations.

L’Observateur Continental interloqué par l’absence de questions sur  la présence de soldats américains

L’Observateur Continental a été, dès cet emballement médiatique et politique, interloqué par l’absence de questions sur l’impact de la présence de soldats américains sur cette zone devenue «très inquiétante, alarmante même». Ayant été informé que des milliers de membres des forces armées américaines disent non au vaccin contre la Covid-19 et que la Covid-19 a tué plus que les trois dernières guerres aux Etats-Unis, nous soulevons donc la question de cette arrivée de soldats des Etats-Unis, et nous demandons même si l’arrivée du 10 février de certains membres des forces américaines n’aurait pas provoqué cette montée des cas ?

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