Justice

Israël : Émilie Gomis, en larmes, dénonce la « machine à broyer » qui s’est mise en place contre elle

L'ancienne star du basketball français, Émilie Gomis, a été entendue par la police judiciaire de Paris à la suite de ses publications concernant la politique israélienne. Après cette audition, elle a exprimé un sentiment de soulagement, reconnaissant une "erreur" et une "maladresse" dans ses actions passées.

mise à jour le 09/02/24

L’ancienne star du basketball a été entendue par la police judiciaire de Paris à la suite de ses publications concernant la politique israélienne.

Émilie Gomis, qui avait récemment été contrainte de démissionner de son rôle d’ambassadrice pour les Jeux Olympiques de Paris, a été convoquée dans le cadre d’une enquête sur des accusations d’apologie du terrorisme. Cette enquête fait suite à la republication temporaire sur Instagram, puis au retrait, d’un message montrant l’évolution de cartes de la France de 1947 à 2023, avec un drapeau français progressivement remplacé par un drapeau israélien, accompagné de la question : « que feriez-vous dans cette situation ? ».

Bien que cette republication ait initialement passé inaperçue, elle a par la suite été vivement critiquée, entraînant des excuses publiques de la part de d’Émilie Gomis et sa démission de son poste d’ambassadrice. Cependant, une plainte déposée par le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a conduit à l’ouverture d’une enquête officielle pour apologie du terrorisme.

Après son audition par les enquêteurs, Émilie Gomis a exprimé à l’AFP son soulagement, soulignant qu’elle n’avait jamais eu l’intention d’inciter à la haine. Elle a également affirmé avoir condamné fermement les attaques du Hamas en Israël survenues en octobre dernier.

Dans un moment émouvant, la basketteuse a déclaré : « La situation géopolitique amène les citoyens à s’exprimer d’une certaine manière, on ne peut plus rester silencieux. Malgré mon statut et mes fonctions, je l’ai payé. » Elle a également admis qu’elle aurait dû adopter une position neutre compte tenu de ses responsabilités en tant qu’ambassadrice des JO.

Son avocat, Me Vincent Brengarth, a qualifié la convocation de sa cliente de disproportionnée, soulignant qu’elle avait déjà retiré le post incriminé, présenté des excuses publiques et démissionné de son poste. Il a critiqué le caractère répété des mesures prises à son encontre, appelant à mettre fin à cet acharnement.

Pour Émilie Gomis, vice-championne olympique avec les « Braqueuses » en 2012, cette audition marque une étape vers la résolution de cette affaire. Elle exprime désormais son désir de se tourner vers l’avenir et de poursuivre son engagement comme elle l’a toujours fait.

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