Apolline de Malherbes agresse un médecin non vacciné

Humour, Santé

mise à jour le 17/09/21

Sur RMC Matin, le 14 septembre 2021, la veille de l’obligation dite vaccinale pour les soignants, Apolline de Malherbes interviewe Catherine Dubien, médecin généraliste à Montbrison. Cette dernière va devoir fermer son cabinet car elle ne veut pas être vaccinée. Il doit certainement s’agir d’une personne dangereuse, sinon on ne comprendrait pas bien le ton de l’entretien.

Gros titre :  « L’empoisonneuse de Montbrison démasquée »

Apolline de Malherbes : Donc pour vous il n’y en a aucun [vaccin] qui soit acceptable.
Catherine Dubien : Si. il y a le…
Apolline de Malherbes (elle coupe) : Donc vous avez envoyé vos patients au casse-pipe, puisque vous ne les avez pas découragés d’y aller. Mais pour vous, vous dites non. On dirait un cuisinier qui mettrait dans sa sauce des choses qu’il ne trouve pas très bonnes pour lui et qui les fait manger à ses clients. 

Sous-titre : « Elle abandonne lâchement ses malades »

Apolline de Malherbes : Cela fait 28 ans que vous êtes médecin à Montbrison. Et vous allez donc abandonner votre poste ?
Catherine Dubien : Forcée et contrainte, oui.
Apolline de Malherbes : A un moment, quand même, vous vous trouvez toute la journée à devoir sauver des vies. Vous avez pas le sentiment d’abandonner vos patients ?

Punchline direct du droit : «  Elle creuse le désert médical pour y enterrer ses patients »

Lorsque le médecin déclare venir non pour parler de la vaccination, mais du désert médical dans sa petite ville de Montbrison, elle reçoit en pleine gueule un « Et c’est dans ce contexte que vous quittez votre cabinet ! » Apolline de Malherbes aurait pu lancer cette apostrophe au Dr Gauthier Bein de Charmois-l’Orgueilleux. Le gouvernement l’oblige, lui aussi, à fermer son cabinet sous le même prétexte. On vous en parle .

Refuser la vaccination est un acte politique, l’imposer un acte médical

Le Dr Dubien déclare « La vaccination devient un acte politique. Il faut que les médecins aient le choix de choisir qui ils vaccinent ou pas ». Apolline de Malherbes renchérit : « Ça devient un acte politique. » Le médecin avait pourtant bien expliqué que son refus venait du fait que les produits injectés sont des ARNm expérimentaux, qu’elle avait constaté des effets secondaires parmi sa clientèle. Mais non, c’est Apolline qui vous le dit, la position du médecin est purement po-li-ti-que.

Apolline de Malherbes avait déjà joué ce rôle de commissaire de police lors l’interview de Juan Branco, qui a porté plainte. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel n’y a rien trouvé à redire. C’est bien normal : son président est nommé par le président de la République, les autres membres par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation, lui, est composé de journalistes, d’éditeurs et de représentants du public. De plus, gage d’impartialité, il est boycotté par TFI, l’AFP et Médiapart. Quoi d’étonnant à ce qu’il ait un autre jugement : « Les entretiens journalistiques ne sont pas des interrogatoires policiers ». « Le fait que la journaliste n’a pas laissé le soin à Juan Branco de réagir après son ultime phrase l’accusant d’être un “manipulateur”constitue un manquement certain aux règles déontologiques applicables. »

Pourquoi tant de morgue ?

Apolline est fille de Guy de Malherbes et de Marie-Hélène de La Forest Divonne.  La famille ayant du mal à entretenir la terrasse de son château de Poncé-sur-le-Loir, Stéphane Bern, via sa Mission du Patrimoine, lui a offert les 10 000€ qui lui manquaient pour les travaux, sans même que le châtelain ait pris la peine de le demander (voir vidéo ci-dessous).

Alexis Morel est le premier mari d’Apolline de Malherbes. Courte bio : licencié en philosophie, ENS, Sciences-Po, ENA. Il a travaillé à l’ambassade de France aux Etats-Unis (très accessoirement, il est fils d’ambassadeur) avant de devenir conseiller technique chargé des affaires politico-militaires et de sécurité à la Présidence de la République. Young Leader promotion 2014. Vice-président de Thales France — il peut se déplacer dans vos locaux à Paris et à 10 km autour pour 1 500€ par jour.

L’actuel compagnon d’Apolline est Harold Hauzy, ancien directeur de la communication de la ville d’Evry, ex-conseiller à la communication de Manuel Valls. Il a fondé un cabinet de conseil en stratégie de communication et, se penchant sur le style des journalistes, il trouve qu’ils sont trop durs avec le président Macron. Il fait allusion à une interview durant laquelle il a vu Bourdin et Pleynel « brutaliser le président dans des conditions assez terribles ». Apolline a compris la leçon : ne brutaliser que la piétaille — Dubien, Branco —, encenser les brillantissimes — Véran, BHL, Caumes

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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