Rentrée des cancres : guerre de l’énergie, procès de l’attentat de Nice…

Humour, Politique

mise à jour le 07/09/22

Les politiques nous ont gâtés. Après ce tour d'horizon, vous allez vous demander s'il faut en rire ou en pleurer ou les deux. À vous d'en décider.

L’effondrement de la Russie, c’est pour bientôt ?

Après le « Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe » de Bruno Le Maire, que l’on jugeait indépassable, est arrivée une brillante concurrente, Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des affaires étrangères. Elle déclare : « Les sanctions contre la Russie marchent, et elles vont marcher de plus en plus et avoir de plus en plus d’effets. Le PIB russe est en baisse, cela diminue sa capacité à financer son effort de guerre ». (Voir vidéo ci-dessous.) Une preuve de plus qu’un diplôme de Sciences Po et un passage par l’Ena ne sont pas les garanties d’une cohérence mentale bien affirmée.

Macron repart en guerre : les Français doivent se mobiliser

Hollande Ier (et dernier) avait déclaré « La France est en guerre » lors des attentats du Bataclan et du stade de France. C’était contre le terrorisme.
Macron — l’épidémiologiste en chef devenu spécialiste du nucléaire, des gazoducs et même de l’isolation thermique selon la présentation mi-figue mi-raison de BFMTV — a repris le leitmotiv sous la forme inclusive de : « Nous sommes en guerre » (voir vidéo ci-dessous). On a bien compris que ce slogan disproportionné n’est employé que pour justifier le Secret Défense des « Conseil de Défense contre… le covid, Poutine, les pannes d’électricité (cochez la case etc.). » Et d’asséner sans ciller : « L’énergie fait partie des instruments de guerre utilisés par la Russie. » Traduction : la France boycotte la Russie et se tire une balle dans le pied, donc la Russie nous fait la guerre.

L’électricité va coûter plus cher que le bon vieux diesel

Selon LCI, « En 2023, le prix d’une recharge électrique sera peut-être supérieur au prix d’un plein de pétrole. C’est déjà le cas aujourd’hui au Royaume Uni qui n’a pas de bouclier tarifaire. » Rassurons-nous : nos dirigeants pourront sans problème continuer à utiliser des jets privés et des Falcon de l’Armée. Ils fonctionnent sans piles.

Attentat de Nice : une parodie de procès

Le procès de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016 s’ouvre face à des chaises vides, car les responsables — Bernard Cazeneuve, François Hollande — ne seront que témoins. Le premier round, perdu par le parti de la vérité, a déjà eu lieu en 2017, avec le classement de la plainte déposée pour abus d’autorité par la policière municipale Sandra Bertin. Des policiers parisiens voulaient qu’elle fasse apparaître sur un rapport « modifiable » des effectifs policiers que cette responsable de la vidéo-surveillance ne voyait pas sur les images prises par les caméras de la ville lors de l’attentat. « La police nationale était présente et très présente sur la Promenade des Anglais », a répondu Bernard Cazeneuve à Christian Estrosi, qui a critiqué l’absence de mesures prises par le gouvernement pour protéger les festivités du 14 juillet à Nice.

Sandra Bertin a affirmé qu’il n’y avait pas de policiers nationaux mobilisés ce soir-là et que la sous-direction antiterroriste (SDAT) lui a demandé l’effacement « complet » de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. Ces accusations lui avaient valu d’être visée par une plainte pour diffamation par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur. La procureure a estimé que la policière, surmenée, avait « fantasmé » des pressions venues de Paris alors qu’elle rédigeait un rapport sur la base d’images de vidéosurveillance, quelques heures après l’attentat meurtrier. Sandra Bertin a été relaxée au bénéfice de la bonne foi.

Au moment de l’attentat de Nice, à Paris le défilé du 14 juillet 2016 s’était déroulé sous haute surveillance : 11 500 policiers et gendarmes mobilisés. Ils ne pouvaient pas être au four et au moulin.

Richard Gutjahr a filmé « par hasard » l’arrivée du camion sur la Promenade des Anglais depuis son balcon à 23 heures. Le feu d’artifice était terminé, il faisait nuit, alors pourquoi sortir une caméra ? C’était pour filmer ma famille qui était descendue sur la promenade, a-t-il expliqué. Sa vidéo ci-dessous est visible, malgré les précautions de Youtube.

Richard Gutjahr, journaliste allemand, a ensuite été témoin de l’attentat du 22 juillet 2016 à Munich. Il est l’époux d’Einat Wilf, ex-députée israélienne issue du renseignement militaire. De nombreux internautes n’ont pas cru à la coïncidence. Ils ont donc été traités, comme il se doit, de trolls, de conspirationnistes, complotistes, antisémites, etc. Six ans après les faits, Richard Gutjahr sera-t-il présent au procès de Paris ?

Le Média en 4-4-2.

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