L’évêque Vigano accuse le Pape François de jouer le jeu de l’État profond

Politique, Religion

mise à jour le 23/09/21

Interviewé par le site Urbi et Orbi Communications, Mgr Carlo Vigano dénonce le pape François comme étant comme un coopérateur zélé de Klaus Schwab et des familles de la finance internationale.


Voici la question et la réponse complète de Mgr Carlo Vigano :

Quel est le prix que l’église de François se retrouve à payer pour son approbation du récit dominant ?

L’asservissement du Saint-Siège et de toutes ses entités périphériques à la narration pandémique est le pretium sanguinis d’une trahison scandaleuse, qui voit la hiérarchie ecclésiastique — à quelques exceptions près — complètement partie intégrante du projet mondialiste de l’élite, et pas seulement sur le question de santé mais aussi et surtout sur ce qui concerne la Grande Réinitialisation et toute la structure idéologique sur laquelle elle repose. Pour ce faire, la hiérarchie a dû apostasier la doctrine, renier Christ et déshonorer Son Église.

L’écologisme malthusien, l’œcuménisme iréniciste (c’est-à-dire un prélude à la constitution de la religion universelle), la « quatrième révolution » théorisée par Klaus Schwab et les familles de la finance internationale, ne trouvent en Bergoglio pas un spectateur neutre – qui serait déjà lui-même une chose inouïe —, mais en réalité un coopérateur zélé, qui abuse de sa propre autorité morale pour soutenir ad extra [en dehors de l’Église] le projet de dissolution de la société traditionnelle, tandis qu’ad intra [au sein de l’Église] il poursuit le projet de démolition de l’Église afin de La remplacer par une organisation philanthropique d’inspiration maçonnique. Et il est scandaleux, ainsi qu’une source de grande tristesse, de voir que face à ce massacre impitoyable et cruel la majorité des évêques se taisent, ou plutôt ils s’alignent docilement par peur, intérêt personnel ou aveuglement idéologique.

D’autre part, la Hiérarchie d’aujourd’hui vient de l’école conciliaire et a été formée et choisie en vue de cette évolution. En plus de l’épiscopat, tous les ordres religieux, universités et institutions catholiques ont été occupés depuis le Concile par des cinquièmes colonnes qui ont formé des générations d’ecclésiastiques, d’hommes politiques, d’intellectuels, d’entrepreneurs, de banquiers, de professeurs et de journalistes, les endoctrinant dans des idéologies. Et tout comme la gauche l’a fait dans la sphère politique et culturelle, au sein de l’Église, les Innovateurs ont banni toute voix dissidente, chassé ceux qui ne sont pas alignés et expulsé ceux qui résistent.

La persécution à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est pas différente de celle des décennies passées, mais maintenant elle s’est étendue aux masses, alors que, auparavant, elle se concentrait sur les individus et la classe dirigeante. Cela s’applique à la fois au monde civil et ecclésiastique – confirmant le pactum sceleris [complot criminel] entre l’État profond et l’Église profonde. Il me semble que dans cette conspiration le rôle des Jésuites a été décisif, et ce n’est pas un hasard si pour la première fois dans l’histoire un religieux de la Compagnie de Jésus est assis sur le Trône de Pierre, en violation de la Règle établie par saint Ignace de Loyola.

Le Média en 4-4-2

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