Le pape François accuse l’OTAN d’avoir provoqué la Russie et souhaite rencontrer Poutine

Politique, Religion

mise à jour le 12/05/22

Dans un entretien au quotidien italien Corriere della Sera paru le 3 mai 2022, le pape François dit vouloir rencontrer le président Vladimir Poutine et accuse l’Otan d’avoir mis le feu au poudre aux frontières de la Russie… Il regrette cette guerre qui sert l’industrie de l’armement : « C’est pour cela que les guerres sont faites : pour tester les armes que nous avons produites. »


Le Saint-Père condamne les livraisons d’armes en Ukraine et est tout disposé à rencontrer le président de la Russie : « J’ai demandé au cardinal Parolin, après vingt jours de guerre, d’envoyer le message à Vladimir Poutine disant que j’étais prêt à aller à Moscou. Bien sûr, il était nécessaire que le chef du Kremlin accorde un créneau. » Au grand désarroi du président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, qui souhait être le premier à rencontrer le Souverain Pontife, ce dernier veut absolument — dans un premier temps — s’entretenir avec Poutine : « Je ne vais pas à Kiev pour l’instant […] Je sens que je ne dois pas y aller. D’abord je dois aller à Moscou pour rencontrer Poutine. Mais je suis aussi un prêtre, que puis-je faire ? Je fais ce que je peux. Si Poutine ouvrait la porte… »

Conscient des tenants et aboutissants, le pape pointe du doigt la colère russe à cause des «  aboiements de l’Otan à la porte de la Russie » qui ont poussé le Kremlin à entrer en guerre : « une colère dont je ne sais dire si elle a été provoquée, mais peut-être facilitée ».

Le projet de rencontre en juin entre le pape François et le patriarche de l’Église orthodoxe russe Cyrille, qui a soutenu l’invasion de l’Ukraine par Moscou, a été suspendu, a annoncé vendredi le souverain pontife lors d’un entretien accordé à un quotidien argentin. Le patriarche Cyrille, âgé de 75 ans, a donné sa pleine bénédiction à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, une prise de position qui a divisé l’Église orthodoxe et déclenché une rébellion interne sans précédent, selon les théologiens et les universitaires.

Le Média en 4-4-2.

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