Le rappeur Booba balance en musique avec le titre « Variant »

Musique, Politique, Santé

mise à jour le 10/09/21

Le Duc de Boulogne est de retour avec ce titre « Variant ». Loin de se cacher derrière son petit doigt, il dénonce l’ambiance covid, l’élite… Dans le monde du rap où les gros durs se dissimulent derrière un gros boule et du bifton mais rangent l’artillerie pour garder une place au chaud, il nous paraissait utile de mettre en avant un de ceux qui balancent. Il s’était déjà illustré sur TPMP.


Les paroles ne vont pas plaire à tout le monde, puisque pour plaire à la majorité, il faut se tourner vers les politiques et les mecs sont très mauvais pour chanter mais très bon pour mener tout le monde en bateau.

Parole de Variant

Ils veulent me faire peur du néant, je sens plus rien, j’ai la Covid
La Vierge Marie n’a pas d’enfant, scientifiquement, c’est impossible
L’horizon dit rien de bon, on avance, on courbe pas l’échine
100 millions, pas jouer au ballon, taire ses opinions, allez, signe
Nous retournâmes sur Dagobah, nous désertâmes les carrés VIP
Si j’ai acheté une Ferrari, c’est pas pour frimer, c’еst pour aller vite
J’aime biеn les rides, les cicatrices, l’imperfection, j’aime pas les filtres
Ils nous apprennent à n’plus penser, c’est toi et moi face à l’élite
J’aime pas l’homme, j’suis pas sympa, j’ai qu’une attache : le placenta
J’prédis la fin, comme roi Inca, du magenta, c’est l’agenda
Voisin du d’ssous en sacrifice, votez “rate-pi” qu’on en finisse
Mon cigare est communiste, j’l’allume d’une flamme libératrice
Un jour, ils bluffent, un jour, ils mentent, filtré 1 000 fois pour me détendre
Col mao, marteau, enclume, France d’en haut, c’est pas des tendres
“Fumer tue”, c’est écrit d’ssus, ils nous les vendent tant qu’on les demande
Les hommes comme moi, on va les pondre, j’veux pas rentrer dans la légende
Coupable, j’ai comparu, y’a pas d’fantôme sauf au parlu
“La paix, c’est beau” : j’y ai jamais cru, la paix dans l’monde : j’l’ai jamais vu
J’suis Monsieur Noir, Tarantino, protège ton dos, tout l’camino
Les Talibans, le Klu Klux Klan, bientôt dans l’war, sicario

Armand De Brignac et sativa, le regard froid en chavirant
Force au Liban, chats ont 9 vies apparemment, pas l’Shah d’Iran
Y’a du bromure dans la gamelle, côté obscur 7 fois par semaine
Les chaînes de télé, les chaînes qu’on a au cou leur appartiennent
Enfant soldat, Kalashnikov, pendant c’temps-là, ça joue au golf
J’suis un variant, j’suis un vaillant, j’suis plus Bigard qu’Anne Roumanoff
J’vois pas l’daron, très peu mon frère, le nouveau monde : un tas d’ordures
J’aime plus la vie, j’ai mes enfants, je reste fier sous la torture
Ils veulent changer mon ADN, j’t’ai dit : “Sers-toi” mais t’as trop pris
Bateau pirate est éternel, on reviendra, d’mande à Floki
Le satellite qui nous épie, la toile géante qui se déplie
Pleine pandémie, euros, JO, et toi, même pas tu te méfies
Poisson et viande, le vendredi, la bête est là, nous affaiblit
J’entends des cris, oh mon baby, rien ne nous sauvera des écrits (des écrits…)

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