Drahim (rappeur engagé) : « Tout est gangréné par la médiocrité. Mais la roue tourne même si elle est voilée.»

Musique

mise à jour le 24/01/23

A travers la série « Artistes à contre-courant », Le Média en 4-4-2 vous présente des personnalités qui ont la volonté et le courage d’évoluer hors des sentiers battus, avec toutes les difficultés que cela engendre. Pour le premier épisode, nous recevons Drahim. Ce rappeur engagé évolue dans la musique depuis tout petit mais ce n’est que très récemment qu’il a décidé de nous faire profiter de son talent. Vous l’avez peut-être découvert avec son premier clip « Le complotiste partie 1 » ou sa participation à «En Acclamant Les Suspendus».Drahim, qui « n’est pas d’ici » comme il aime à le rappeler, a beaucoup de choses à dire…


Le Média en 4-4-2 : Bonjour Drahim, et merci d’avoir accepté l’invitation du Média en 4-4-2. Peux-tu te présenter en 4-4-2, c’est-à-dire de manière concise et efficace ?

Drahim : Oui, je peux (rires) !

 

Le Média en 4-4-2 : Quel est ton parcours artistique ? Quelle est ton actualité du moment ?

Drahim : Bercé par la musique depuis que je suis née, j’entendais mon père jouer de la guitare dans le ventre de ma mère, celle-ci m’a fait découvrir Brassens, Brel etc… Puis, le lieu où je vivais, à fait que le rap s’est emparé de moi, à l’âge de 6-7 ans( Expression direct, IAM, 2 Bal 2 Neg etc…). Tous les jours jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais arrêté de faire de la musique, d’écrire et rapper. Il y a deux ans j’ai décidé de mettre en pratique toutes ces années passées à rapper en silence, en lançant mon 1 er clip, « Le complotiste partie 1 », cela en devenait vital.
En ce moment, je prépare mon 3ème EP, Le complotiste partie 3. Je travaille avec une graphiste sur des logos pour l’élaboration de tee-shirts ainsi que des visuels, pour imager mon univers artistique. On prépare aussi la pochette de mon futur album, qui est mon projet principal, nommé : « L’âme Hors ». D’autres projets sont à venir mais il n’est pas encore temps d’en parler !

Le Média en 4-4-2 : Comment as-tu traversé ces trois dernières années complètement folles ?

Drahim : Ces 3 dernières années…. Très complexe, beaucoup de souffrance, de colère, de rage… Quand on prend position comme je l’ai fait dans mes morceaux, et dans la vie de tous les jours, on se met beaucoup de personnes à dos. Malgré tout ce bordel, des projets et des idées magnifiques en sont sorties, je garde espoir, et maintenant j’actionne toutes les démarches positives que je peux entreprendre. Je me détache vraiment de tout ça.

Le Média en 4-4-2 : Comment vois-tu ton avenir et celui du monde de la musique ?

Drahim : Mon avenir dans la musique je le vois sur scène. Faire des grands spectacles musicaux, réaliser des projets avec différentes personnes, avec des enfants, remettre la plume à la mode ainsi que le côté organique de la musique, le son des vrais instruments. C’est de corrélation avec la vision que j’ai de la musique plus tard. Aujourd’hui tout est gangréné par la médiocrité, dans beaucoup de domaines. Mais un art comme la musique reprend toujours sa grandeur, la roue tourne même si elle est voilée.

Le Média en 4-4-2 : Merci Drahim de nous avoir accordé cet entretien. Nous te laissons le mot de la fin.

Drahim : « On n’est pas d’ici » !

Retrouvez Drahim sur sa chaîne Youtube.

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