Pour la première fois, cette célébration de la culture de l’État génocidaire s’intègre officiellement à la programmation de la Fête de la Musique. Les organisateurs, habitués à monter des événements de soutien à Israël depuis le 7 octobre, promettent un dispositif de sécurité « important », coordonné avec les autorités françaises et le Service de protection de la communauté juive. Tout est prêt pour que les mélomanes puissent danser sur les rythmes de ceux qui, selon de nombreuses voix internationales, poursuivent un génocide à Gaza.
📣 On nous a dit que faire un concert israélien à #Paris pour la Fête de la Musique était une mauvaise idée.
On a donc décidé d’en faire un. Et de l’intégrer à la programmation officielle 🎤🎵💜
Des artistes israéliens, des chansons en hébreu, des drapeaux bleu et blanc et… pic.twitter.com/mXZZqWFR8d
— The Truth 770 (@TheTruth770) June 18, 2026
Pendant ce temps, place de la République : silence forcé
À quelques kilomètres de là, La France Insoumise avait prévu un tout autre genre de fête : un concert gratuit antiraciste, dans le cadre d’une marche contre le racisme. Interdit net par la préfecture de police de Paris le 17 juin dernier. Motif officiel : risque de trouble à l’ordre public, en raison de la présence potentielle de figures comme Assa Traoré (Comité Adama) et le rappeur Médine. LFI, qui conteste ces arguments et a déposé un recours en référé, dénonce une décision « diffamatoire et mensongère ».
🔴 « LES MINISTRES SONT AUX ORDRES DU CRIF ! »
💥 MÉLENCHON PÈTE UN CÂBLE après l’interdiction de sa Fête de la Musique !
👉 Il accuse le préfet d’obéir secrètement aux « BANDES DE FANATIQUES COMMUNAUTARISTES » et à Ariel Weil.
💬 « On a demandé à pouvoir faire une Fête de… pic.twitter.com/IjnQRAQeOR
— Surmulot (@SurmulotsNews) June 18, 2026
La France, éternelle alliée du « bon » côté de l’histoire
L’événement de The Truth n’est pas présenté comme un meeting politique, mais comme une simple fête culturelle. Sauf que tout le monde sait lire entre les lignes : il s’agit de « hasbara » décomplexée, de communication pour redorer l’image d’un régime qui bombarde Gaza depuis des mois, tout en maintenant un blocus et une occupation qui font des milliers de victimes civiles. Les artistes israéliens et franco-israéliens sont invités à « partager la richesse et la diversité de la scène musicale israélienne »… pendant que, dans la bande de Gaza, la musique s’est tue depuis longtemps sous les décombres.
La préfecture de police, qui n’a pas hésité à interdire le rassemblement LFI, n’a visiblement rien trouvé à redire à cette occupation festive de l’espace public par des soutiens assumés de l’État hébreu. Sécurité renforcée ? Pas de souci. Ambiance bleu-blanc place Victor-Hugo ? Parfaitement acceptable.
Et maintenant, on danse ?
Ce 21 juin, les Parisiens auront donc le choix : rejoindre le XVIe pour applaudir les représentants culturels d’un pays qui, selon ses détracteurs, pratique l’apartheid et le génocide, ou se contenter de concerts « neutres » ailleurs dans la capitale. LFI, elle, devra se contenter de son recours judiciaire.
La Fête de la Musique 2026 restera dans les annales comme celle où la France a choisi, sans complexe, de laisser résonner les notes d’Israël. Un choix à l’image d’une diplomatie française qui n’a jamais vraiment rompu avec son allié génocidaire préféré.
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