Jean-Louis Burgat, 76 ans, préfère voir ses petits-enfants masqués plutôt que « risquer » sa vie

Insolite, Santé

mise à jour le 09/01/22

Bon, on va pas se mentir, nous ne sommes pas dans un siècle de grands héros qui donnent leur vie pour ceux qu’ils aiment. Notre siècle ressemble plutôt à ce Titanic où l’on crie : « Les hommes et les femmes d’abord… que les enfants se démerdent. » Et notre rédaction a trouvé le représentant de ces courageux en la personne de Jean-Louis Burgat.


Invité à L’Heure des Pros 2 du 6 janvier 2022 (vidéo ci-dessous), le journaliste Burgat commence à féliciter le président Macron : « Pour la première fois je suis content que le président ait dit quelque chose que je comprends. Emmerder les non-vaccinés, ça je comprends ! Enfin j’entends quelque chose de clair, de précis. »

À 76 ans, l’homme ne perd pas le nord, il veut se protéger de tous ces mômes qui entravent son chemin : « Moi je préfère que les enfants dans les écoles portent des masques plutôt qu’ils aillent voir leurs grands-parents à l’hôpital. » Jean-Louis Burgat préfère parler des grands-parents, plutôt que de dire qu’il en est un, de grand-père. On sent déjà le courage dans les chaussettes. Papy ne fera pas de résistance et s’en remet à la sainte culpabilisation. Donc pépé préfère sacrifier ses petits-enfants, qui portent des masques de 9 heures du matin jusqu’à 17 heures, pour que lui puisse se pavaner sur CNews sans masque, dans son petit costume trois pièces. Une attitude qui ne plaît pas à Pascal Praud : « Être un petit enfant de Jean-Louis Burgat… Ils n’ont pas le droit de vivre avec vous, hein ? Vous pensez à vous hein ? Vous, les boomers, vous pensez à vous ! Vous avez mis le pays par terre pendant quarante ans, vous avez tout gagné, vous êtes magnifiques. Ce qui est important, c’est vous. Les enfants, on s’en fiche ! »

Tout est dit par Pascal Praud. Jean-Louis a bien dansé pendant les soirées yéyé, il a connu les Trente Glorieuses, Les Bains Douches et les grosses galoches à la Huguette… Et du haut de ses 76 piges, pépé pense encore à ses miches, à son petit pré carré, on est loin de Charles Ingalls. Bienvenue à bord du Titanic contemporain où le courage est resté à quai.

Evidemment tous les boomers ne s’appellent pas Jean-Louis Burgat. Il y a encore des hommes et des femmes qui sont là à tenir le pavé et faire face à l’ennemi.

Marcel D. pour Le Média en 4-4-2

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