Les Georgia Guidestones, le « Stonehenge américain », rasées au bulldozer après un attentat à la bombe

Faits-divers

mise à jour le 08/07/22

A la différence de leur modèle anglais millénaire, elles n’auront tenu que quelques décennies. C’est au bulldozer que les mystérieuses Georgia Guidestones sont finalement passées à la postérité, mercredi 6 juillet, quelques heures après qu’un attentat à la bombe les ait fortement détériorées.

Très tôt le matin, vers quatre heures, les riverains ont rapporté avoir entendu une tonitruante explosion provenant du monument. Le FBI Géorgien a depuis diffusé les images de vidéo-surveillance montrant l’explosion ainsi qu’une voiture suspecte quittant le site juste après.

Érigé en 1980, ce mystérieux Stonehenge américain se composait d’une monumentale dalle en granite soutenue à six mètres de haut par six piliers de même matériau gravés en huit langues différentes, ainsi qu’en grec ancien, babylonien et égyptien. Les inscriptions étaient censées définir les lignes directrices à suivre pour poursuivre le progrès humain. Entre autres, ce guide pharaonique recommandait de « maintenir l’humanité à moins de 500 millions d’individus en perpétuel équilibre avec la nature » et d’unir tout ce beau monde par « une nouvelle langue mondiale ».

Pour Chris Kubas, vice-président exécutif de l’Elberton Granite Association, les pierres avaient déjà subi des dégradations dans le passé, évidemment sans commune mesure avec le dynamitage de mercredi.

Il faut bien dire que ce monument très énigmatique n’a jamais fait l’unanimité dans la région. Dès le lancement du projet, l’entrepreneur qui avait réalisé les travaux avait affirmé avoir tenté de décourager le commanditaire de l’œuvre en gonflant outrageusement le prix du projet, mais il avait été en définitive surpris de constater que l’individu avait accepté le devis. Cet étrange inconnu répondait d’ailleurs à un pseudonyme : Robert C. Christian, nom d’emprunt faisant référence au célèbre, mais non moins obscure, ordre rosicrucien.

En tout état de cause, l’ensemble était censé servir de boussole, de calendrier et d’horloge, et devait pouvoir résister au « plus grandes catastrophes ». Manqué !

Sylvain pour Le Média en 4-4-2

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