La Russie se déclare prête à négocier avec l’Ukraine, Zelensky refuse, l’Amérique s’agace…

Géopolitique, Politique

mise à jour le 15/11/22

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Andrey Rudenko, a déclaré que Moscou n’avait aucune condition préalable aux négociations avec Kiev. « Il n’y a pas de conditions préalables de notre part, à l’exception de la condition principale — que l’Ukraine fasse preuve de bonne volonté », a-t-il déclaré devant la presse.


Le représentant a également souligné que la Russie avait à plusieurs reprises annoncée être prête à engager de telles négociations. « L’Ukraine a adopté une loi qui lui interdit de mener des pourparlers de paix avec la Russie. C’est leur choix. Nous avons toujours répété que nous étions disposés à mener ces pourparlers, qui ont été interrompus sans que nous en soyons responsables », a conclu le diplomate.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky refuse de négocier tant que Vladimir Poutine présidera la Russie. En effet, fin septembre, suite à l’annexion par Poutine de quatre régions ukrainiennes à l’est et au sud, Zelensky a publié un décret déclarant qu’il était « impossible » de négocier avec le dirigeant russe : « Nous allons négocier avec le nouveau président. » Le premier chef adjoint de la commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération, Vladimir Dzhabarov, a qualifié de non-sens les conditions de Zelensky aux négociations avec la Russie.

Du côté des États-Unis, le son de cloche n’est plus tout à fait le même. Selon le Washington Post, « la hausse de l’inflation partiellement liée à la guerre a renforcé les vents contraires pour le président Biden juste avant les élections de mi-mandat du 8 novembre et a soulevé de nouvelles questions sur l’avenir de l’aide américaine à la sécurité, qui s’élève à 18,2 milliards de dollars depuis la guerre. Selon un sondage publié le 3 novembre par le Wall Street Journal, 48 % des républicains ont déclaré que les États-Unis en faisaient « trop » pour soutenir l’Ukraine, contre 6 % en mars ».

Les progressistes au sein du Parti démocrate appellent à la diplomatie pour éviter une guerre prolongée et demandent à Biden de redoubler d’efforts pour rechercher « un cadre réaliste » à l’arrêt des combats.

Eric Denécé, directeur du Centre français de Recherche sur le Renseignement CF2R, revient sur l’exaspération du clan Biden :

Le Média en 4-4-2.

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