La Chine compte étendre son programme de modification de la météo et rendre son climat artificiel

Arbres morts

La Chine a annoncé qu’elle prévoie une extension rapide de son programme de modification du climat.

La géo-ingénierie chinoise

La Chine compte changer le climat d’une région plus d’une fois et demie plus grande que l’Inde, couvrant une superficie de plus de 5,5 millions de kilomètres carrés. La Chine utilise cette technologie depuis des décennies, puisqu’elle a modifié la météo pour avoir un ciel clair avant et pendant les jeux Olympiques de 2008.

Selon le Guardian :

« L’élargissement proposé est d’une ampleur qui pourrait affecter les régimes climatiques régionaux. Le cabinet a déclaré qu’il voulait étendre le programme de pluie et de neige artificielles pour couvrir au moins 5,5 millions de km2 d’ici 2025. Le plan à long terme prévoit que d’ici 2035, les capacités de modification du climat du pays atteindraient un niveau “avancé” et se concentreraient sur la revitalisation des régions rurales, la restauration des écosystèmes et la minimisation des pertes dues aux catastrophes naturelles. »

Des expériences qui ne sont pas nouvelles

Ces expériences de modification de la météo remontent à quelques décennies déjà, puisque les États-Unis se sont livrés à ce genre d’activité lors de la guerre du Viêt Nam avec l’opération Popeye qui avait pour but de prolonger la saison des moussons.

Par ailleurs, en 2012, l’Iran a accusé les États-Unis et Israël de modifier leur climat et Hugo Chavez avant de mourir avait déclaré que la marine américaine était en mesure de provoquer un tremblement de terre en Haïti.

De plus, en 1978, le Sénat américain, lors de la commission sur le commerce, la science et les transports, a transmis un rapport du gouvernement américain intitulé : « modification climatique : Programmes , problèmes, politique et potentie »:

« La modification de la météo est généralement considérée comme un effort délibéré pour améliorer les conditions atmosphériques à des fins humaines bénéfiques. Cependant toutes les activités de modification de la météo n’ont pas été conçues pour profiter à tout le monde et ont été utilisées à des fins de guerre….. Outre les programmes de recherche spécifiques parrainés par les agences fédérales, il existe d’autres fonctions liées à la modification de la météo qui sont exercées en plusieurs endroits du pouvoir exécutif. Divers comités et groupes consultatifs fédéraux et leur personnel – mis en place pour mener des études approfondies et préparer des rapports, pour fournir des conseils ou des recommandations, ou pour coordonner les programmes de modification du climat – ont été hébergés et soutenus au sein des départements, agences ou bureaux de l’exécutif. »

L’armée américaine dans un de ces documents, affirme également elle-même sa capacité à pouvoir manipuler le climat à des fins militaires. Le programme écrit en 1996 prévoit (pour 2025) d’étendre la capacité de l’armée américaine à déclencher des inondations, des sécheresses et des tremblements de terre.

« La modification des conditions météorologiques fera partie de la sécurité nationale et internationale et pourrait être effectuée unilatéralement… Elle pourrait avoir des applications offensives et défensives et même être utilisée à des fins de dissuasion. La capacité de générer des précipitations, du brouillard et des tempêtes sur terre ou de modifier la météo spatiale… et la création de conditions météorologiques artificielles font toutes partie d’un ensemble intégré de technologies qui peuvent accroître considérablement la capacité des États-Unis, ou dégrader la capacité d’un adversaire, jusqu’à atteindre une conscience, une portée et une puissance mondiales. »

Des produits toxiques dans l’atmosphère

Allégation toujours décriée comme étant une théorie du complot, la pulvérisation de produits toxiques dans l’atmosphère à des fins de modification climatique est pourtant affirmée par le monde politique et scientifique.

Il y a quelques années, John O. Brennan lors du Counsil on Foreign Relations, a expliqué que c’est la diffusion de produits dans l’atmosphère qui permet de modifier le climat.

Cette action de modification de la météo est toujours présentée au grand public dans l’intention de faire face au réchauffement climatique. Ainsi, les particules pulvérisées, destinées à réfléchir la lumière du soleil et l’éloigner de la Terre seraient : le sulfate/acide, le sulfurique/dioxyde de soufre, le titane, le carbure de silicium, le carbonate de calcium, l’alumine, le silice et l’oxyde de zinc.

Les retombées écologiques et sanitaires en question

Par ailleurs, de nombreuse universités se penchent sur la question, que ce soit en faveur des actions militaires ou au contraire pour alerter sur les dangers d’une telle pratique.

L’un de ces chercheurs est David W. Keith. Il est professeur de physique appliquée à la Paulson School of Engineering and Applied Sciences (SEAS). Alors qu’il semble soutenir ces interventions, il a néanmoins alerté sur les retombées écologiques de ce genre de procédés.

Et d’après un article publié en 2015 dans Current Science, par le Dr Marvin Herndon, docteur en chimie nucléaire et géochimiste, les effets seraient déjà visibles en Inde :

« En réponse à un appel urgent lancé dans un article de Current Science pour obtenir de l’aide afin de comprendre l’association géologique de la grande mobilité de l’aluminium avec la santé humaine dans la plaine alluviale du Gange, je décris les preuves d’une activité de géo-ingénierie clandestine qui a eu lieu pendant au moins quinze ans et qui s’est fortement intensifiée au cours des deux dernières années. L’activité de géo-ingénierie par le biais d’avions ravitailleurs place une substance toxique non naturelle dans l’atmosphère terrestre qui, avec l’eau pluviale, libère de l’aluminium très mobile. En outre, je présente des preuves que la substance toxique est constituée de cendres volantes de combustion de charbon. La dispersion clandestine des cendres volantes de charbon et la libération d’aluminium hautement mobile qui en résulte, selon moi, est une cause sous-jacente de l’augmentation généralisée et prononcée des maladies neurologiques ainsi que de l’affaiblissement généralisé et croissant du biote [NDT : faune et flore] terrestre. Des recommandations sont faites pour vérifier si les preuves présentées ici sont applicables à la plaine alluviale du Gange. »

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