Destruction de la France : il manque 50 000 sapeurs-pompiers volontaires

Décryptage, Politique, Santé

mise à jour le 29/09/22

La France compte 47 000 pompiers professionnels et 197 100 volontaires (près de 80 % des effectifs). Ces derniers sont de moins en moins nombreux : il en manque 50 000. Pourquoi y a-t-il de moins en moins de pompiers volontaires ?

Les causes du manque de vocations

La violence de l’État : l’obligation de la vaccination covid

Comme au Tadjikistan et au Turkménistan, en France, la vaccination est obligatoire pour les pompiers. Non-vaccinés, 140 professionnels et 5 000 volontaires ont été suspendus. Cela n’a pas empêché les Allemands, Roumains, Polonais, Grecs non vaccinés de venir prêter main-forte lors des incendies en Gironde.

La violence des racailles pendant les interventions

Le ministère de l’Intérieur lui-même fait ce constat sans appel : la délinquance explose. Rien d’étonnant à ce que les pompiers en fassent les frais : ils ont un uniforme et sont amenés à intervenir en banlieues. Ils sont victimes d’une centaine d’agressions par mois, se félicite le ministère de l’intérieur, y voyant le verre à moitié plein puisqu’il annonce une baisse de – 11 %. Les départements les plus touchés sont Paris et la petite couronne, le Nord, le Val-d’Oise, l’Essonne et les Alpes-Maritimes. Les causes : l’alcool et les troubles psychiatriques, deux signes évidents d’une société qui va bien.

Le manque de moyens

Des véhicules de plus de 20 ans qui tombent en panne, des casernes qui ferment, donc ses délais d’intervention qui s’allongent, le constat est alarmant. Lors des incendies en Gironde, 361 pompiers étrangers ont prêté main-forte. Emmanuel Macron a bon moral : il juge que les 22 avions de la Sécurité civile ont été « suffisants ces dernières années ». En réalité, seuls 13 sur 22 étaient en état de marche au départ des incendies.

L’élargissement du domaine d’intervention

Comme l’hôpital, le Samu va mal, alors il délègue aux pompiers une douzaine de gestes diagnostiques et thérapeutiques, dans l’attente d’un infirmier ou d’un médecin. Ces gestes sont détaillés dans un décret du 22 avril 2022.

La mentalité dominante

Les pompiers ont des règles déontologiques. Elles préconisent : « avant tout, “le sapeur se doit de fortifier son corps et se garder de tout ce qui pourrait nuire à sa santé” » (Manuel du capitaine Hamon p. 218.B. Devoirs envers soi-même). L’obligation d’injection de produits expérimentaux aux possibles effets graves va à l’encontre de ce principe de base des pompiers. Parmi les principes déontologiques, il est préconisé que le sapeur « évite tout ce qui peut être une cause de désunion » (ouvrage cité, p. 218). Or l’État met au ban de la société les non-vaccinés. Entre les principes de la profession et les décrets macroniens, il y a un hiatus, mais entre les devises des pompiers « Sauver ou périr », « Courage et dévouement » et la société actuelle, il y a un gouffre. Depuis que Nicolas Sarkozy et Jacques Séguéla ont tout deux réussi leurs vies grâce aux Rolex, Breitling et Patek, les valeurs morales ont pris un sacré coup.

La solution au manque de vocations

Les causes de désaffection du métier de pompier sont multiples. Heureusement la solution a été trouvée ! En octobre l’indemnité horaire des sapeurs-pompiers augmentera de 0,28 €/h, de 0,34 €/h pour les sous-officiers et de 0,43 €/h pour les officiers. Vous trouvez que ce n’est pas beaucoup ? Le gouvernement a un autre argument pour séduire les jeunes. Au bout de 15 ans de volontariat, ils n’auront plus qu’à attendre 27 ans pour pouvoir toucher une prime annuelle de 1 024 euros. Ce n’est pas l’État qui paiera, bien sûr, mais les Services départementaux d’incendie et de secours et les communes, qui commencent à être à sec avec l’inflation. Donc les jeunes, dépêchez-vous d’en profiter !

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

partage cet article !