Christophe Castaner et Stéphane Richard sont sur un bateau et… vite repêchés dans le port de Marseille

Politique

mise à jour le 19/11/22

Emmanuel Macron sait récompenser ses fidèles serviteurs, même lorsqu’ils ont été usés par les « affaires » ou sont devenus décidément trop impopulaires. Ce mois-ci, Jean Castex, Christophe Castaner et Stéphane Richard ont été recasés.


Castex se retrouve à la RATP à partir du 23 novembre. Pas guichetier, PDG. Au tour de Christophe Castaner d’être recasé. Après sa défaite aux législatives, laissé sans autre ressource qu’un patrimoine de 1,5 million d’euros, l’ancien ministre de l’Intérieur a été nommé au conseil d’administration du grand port maritime de Marseille, par arrêté du ministère de la Transition écologique du 8 novembre. Pour faire bonne mesure, quelques jours après, il a été nommé président du conseil d’administration de la société Autoroutes et tunnel du mont Blanc. Le tunnel transfrontalier du Fréjus devrait bientôt faire partie du lot. Il paraît que c’est l’usage.

A-t-il été choisi en fonction de ses indéniables compétences au poker et au tir direct à l’œil de Gilets Jaunes ? Son propre frère en semble convaincu. C’est du moins ce qu’il déclare dans Le Kéké de la République, écrit par les journalistes Jérémy Marot et Pauline Théveniaud. Ainsi, à propos de la soirée en boîte de nuit de Christophe Castaner révélée par des journalistes un peu curieux, Serge, le frérot, lâche que pour se faire piéger comme cela, « Soit il faut être ivre mort, soit con comme un âne. Mon frère ne boit pas ».

Stéphane Richard, lui, n’était pas au gouvernement, il était PDG d’Orange. Eh bien, par le même décret que Christophe Castaner, il a lui aussi été nommé au conseil d’administration du grand port de Marseille, le ville de Plus belle la vie du grand banditisme. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, Stéphane Richard a été responsable d’une vague de suicides lorsqu’il était PDG d’Orange, mais pas seulement. Il a aussi été condamné à un an de prison avec sursis pour complicité de détournement de fonds publics. La mort dans l’âme, il a dû démissionner et perdre ainsi un salaire annuel de 1,6 million d’euros, tout en renonçant généreusement à une indemnité de départ de 475 000 €. C’est ce meneur d’hommes qui a été récompensé, tout comme Christophe Castaner.

Il paraît, selon l’Insee, que la France a un taux de chômage en baisse : la preuve par Castaner et Richard, deux hommes aux carrières exemplaires et justement récompensées.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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