Marjorie soignante suspendue : « Comment peut-on se priver de certains soignants en pleine “pandémie mondiale” ? »

mise à jour le 29/07/22

Quatrième épisode de « Paroles de suspendus » avec Marjorie, infirmière. Cela fait un an qu’Emmanuel Macron a annoncé à la télévision l’une des mesures les plus honteuses de ces dernières décennies : la vaccination obligatoire pour le personnel soignant. Surtout depuis que l’on sait, de source officielle, que le « vaccin » n’empêche pas la transmission du virus… En leur donnant la parole, nous avons décidé de rendre hommage à notre manière à ces citoyens qui refusent de s’injecter un traitement en phase expérimentale pour conserver leur emploi.


Le Média en 4-4-2 : Bonjour Marjorie et merci d’avoir répondu à l’invitation du Média en 4-4-2. Pouvez-vous vous présenter en 4-4-2, c’est-à-dire de manière concise et efficace ?

Marjorie : Bonjour le Média en 4-4-2. Je m’appelle Marjorie, j’ai 27 ans, je suis infirmière et suspendue depuis le 15 septembre 2021 de la clinique privée où j’étais en CDI.

Le Média en 4-4-2 : Cela fait un an, le 12 juillet 2021, que Macron a annoncé l’obligation vaccinale pour les soignants. Comment avez-vous appris cette nouvelle et quelle a été votre réaction ?

Marjorie : Je l’ai appris aux informations des médias TV et par mon travail. Au départ je n’y croyais pas. Je ne comprenais pas trop comment pouvait-on se priver de certains soignants en pleine « pandémie mondiale », déjà que nous manquions de monde sur le terrain. Ensuite plus la date fatidique arrivait et plus cela devenait pesant. Une fois suspendue, ça a commencé à devenir compliqué. Une terrible tristesse m’a envahie pendant de longs mois.

Le Média en 4-4-2 : Le 15 septembre 2021, la vaccination a donc été rendue obligatoire pour votre profession. Et vous avez décidé de ne pas vous y soumettre ; comment cela s’est il passé avec votre employeur ? Quand et comment avez-vous été suspendue ?

Marjorie : Le 14 septembre 2021 a été mon dernier jour en poste. Auparavant j’ai eu quelques entretiens informels avec ma chef de service qui ne comprenait pas ma décision et beaucoup de mes collègues également ne comprenaient pas ce choix. J’ai reçu ensuite une lettre en recommandé précisant les termes de ma suspension.

Le Média en 4-4-2 : Cela fait donc presque un an que vous êtes suspendue. Comment cela se passe-t-il au jour le jour maintenant que vous n’avez plus de revenu et que vous ne pouvez plus travailler dans votre secteur d’activité ?

Marjorie : Contrairement à mes collègues du public, je peux travailler ailleurs, ce qui m’a permis de m’en sortir financièrement, mais je regrette chaque jour amèrement de ne pas être en train de soigner des gens et vivre cette passion de prendre soin.

Le Média en 4-4-2 : Le gouvernement ne semble pas vouloir réintégrer les suspendus… Comment voyez-vous votre avenir, ainsi que celui de notre société ?

Marjorie : Je ne sais pas encore… je n’ai pas encore passé le cap d’avancer sur de futurs projets, j’ai des idées qui émergent mais rien de précis pour le moment. Quant à l’avenir de la société, j’espère que nous saurons tirer des leçons sur ce qui arrive actuellement pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Le Média en 4-4-2 : Merci Marjorie pour le temps que vous nous avez consacré ! Nous vous laissons le mot de la fin.

Marjorie : J’espère qu’une grande majorité d’entre nous tous va s’unir, sans distinctions quelles qu’elles soient, pour arrêter tout cela et récupérer nos droits et libertés en France ! Merci de m’avoir permis de témoigner.

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