Castex accusé d’acheter le maire de Toulouse avec plus d’effectifs policiers

22 avril 2021 | Politique, Société

Castex- capture d'écran

D’après le Canard Enchaîné du 14 avril, Jean Castex aurait accordé jusqu’à 200 policiers supplémentaires au maire LR de Toulouse, Jean Luc Moudenc, afin de garantir le soutien de ce dernier à Macron en vue des présidentielles.

« Signature contrat de sécurité intégrée entre la mairie de Toulouse et l’Etat »

C’est sur un document de la mairie de Toulouse d’octobre dernier, « Signature contrat de sécurité intégrée entre la mairie de Toulouse et l’Etat », que le journal fonde son accusation. Dans la lignée de l’offensive sécuritaire, cet accord prévoit la création de 150 et 200 postes de policiers sur la période 2020-2026 à la charge de l’État et d’au moins 100 postes supplémentaires à la charge de la ville. Mais ce n’est pas tout. L’État fournira en effet 54 véhicules de police neufs, et la ville de Toulouse s’engage d’ici 2023 à mettre en place 100 nouvelles caméras de vidéosurveillance.

« Marchandage politique » contestée en bloc

L’accusation de « marchandage politique » a été contestée en bloc par En marche, le ministère de l’Intérieur, la mairie de Toulouse et encore un syndicat de police.

Le maire surfe en effet sur la rhétorique réactionnaire de l’insécurité en affirmant vouloir « pacifier des lieux touchés par les trafics et la délinquance » et en s’affirmant « contre le désordre »

Ce zèle répressif et sécuritaire a valu à la ville d’être épinglée par diverses associations comme La Quadrature du net, ou encore la Ligue des droits de l’homme pour de nombreux cas de violences policières et pour ses systèmes de vidéosurveillance intrusifs.