Jacques Attali et son étonnante volte-face

mise à jour le 12/02/21

Dans un billet sur son site du 10 février 2021, « Manger, c’est parler », Jacques Attali critique l’incohérence de la politique sanitaire de Macron. Il va jusqu’à assimiler les restaurants à des lieux de « coalition anticapitaliste », à stigmatiser l’isolement du télétravail et des Ehpad… Il faut, selon lui, « rétablir au plus vite le repas, dans sa splendeur, non pas seulement pour manger bon et sain, mais aussi pour converser, libres et joyeux ; pour construire l’économie de la vie et pour transmettre, précieusement, ce qui fait l’essentiel de chacune de nos civilisations ». C’est pas beau ça ?

« Les restaurants ne sont pas uniquement un lieu de consommation alimentaire. Ils sont, avec le repas familial, les lieux principaux de la conversation, et de la transmission. Or, les pouvoirs, dans toutes les sociétés, n’aiment pas que les gens bavardent en mangeant : ils y échangent des informations ; ils y discutent de sujets politiques ; ils y organisent des coalitions ; tout cela hors du contrôle du pouvoir, qui ne sait rien de ce qui s’y dit ; très dangereux pour lui. »

Attali lance le prochain président

De la part d’un ancien banquier viré de sa propre banque pour cause de gestion douteuse, puis imprésario d’un candidat improbable et soutien inconditionnel de sa politique de destruction, voilà une étonnante volte-face. Pas si étonnante, si on interprète ce billet comme le lancement d’un nouveau candidat à la présidence — à moins qu’il ne s’agisse d’une candidate. Les voix des propriétaires des bars et restaurants, et celles de leurs clients (les Français s’adonnent tous à la boisson, comme chacun sait) ne sont d’ailleurs pas à négliger.

Le site de Jacques Attali verse dans la philanthropie. Une vidéo, intitulée « Une nouvelle société basée sur l’altruisme », incite les French Founders à développer leur business. On peut la regarder pour 4,99 € par mois.

Entraîné par ce mouvement de compassion qui l’étreint en ce moment, Attali se penche vers les souffrances du peuple. Ne loupez pas le poignant documentaire qui nous plonge au cœur d’une famille de restaurateurs-agriculteurs. A découvrir pour 4,99 € par mois seulement. Dieudonné est moins cher de 9 centimes. On peut hésiter.

Audrey Tcherkoff, sur laquelle Attali miserait pour la présidence, a débuté chez Robert Wan en vendant des perles au Moyen-Orient. Elle est présidente exécutive de la fondation Positive Planet (ex PlaNet Finance) créée par Attali.

Fin novembre 2020, elle a signé un Manuel pour une sortie positive de la crise. Chapitre 1 : Préparer l’avenir par la mise en place d’une gouvernance mondiale tournée vers le long terme… Complotisme ?  L’ONU ne propose pourtant pas d’autre solution. L’OCDE non plus.

Jacqueline pour « Le Média en 4-4-2 »

partage cet article !