Contre le Passe vaccinal, les maires s’agacent : « On a décidé de ne plus se taire, ça suffit ! »

Politique, Santé

mise à jour le 08/02/22

Sabrina Ancel, maire de Saint-de-Tholome et Luc Patois, maire de Marcellaz.

La réalité de terrain est toujours très loin de ce que nous livrent les médias mainstream. C’est souvent en écoutant les petites radios ou les chaînes régionales que surgit le pays réel. Invités dans le studio de Thonon Alpes Radio (voir la vidéo ci-dessous qui a dépassé les 500 000 vues) face à Damien Demenus, le maire de Marcellaz, Luc Patois et Sabrina Ancel, maire de Saint-de-Tholome nous ont livré un récit fort intéressant.


Tous ces élus un peu isolés chacun dans son coin ont décidé de s’unir contre le passe vaccinal, soutenus par les trois sénateurs de Haute-Savoie, Loïc Hervé, Sylviane Noël et Cyril Pellevat. Le groupe s’est constitué totalement par hasard puisque le maire Luc Patois s’est retrouvé à une réunion de la communauté de communes du pays de Cruseilles, réunion où le passe sanitaire était obligatoire. Sauf que, sur les neuf élus, seuls trois avaient le fameux sésame, les six autres élus n’étaient pas vaccinés et ne pouvaient montrer patte blanche. Le groupe majoritaire de six s’est donc fédéré. Une tribune dans Le Figaro « Nous, élus locaux, demandons l’abandon du passe sanitaire » a été signée par plus de 280 élus de Haute-Savoie.

Pour Luc Patois, le constat est clair concernant le passe vaccinal : « Il ne se justifie plus et tous les pays voisins le montrent, puisque, les uns après les autres, ils annulent toutes les mesures. Donc aujourd’hui quand est-ce qu’il va être annulé ? Je pense qu’il faut poser la question soit à Emmanuel Macron, soit à Jean Castex, parce que c’est vraiment une décision politique. En tout cas nous, on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour alerter des méfaits de ce passe vaccinal qui divise vraiment la population et on va continuer. » Le maire de Marcellaz comprend très bien la situation et la mainmise du pouvoir profond, que ce soit dans les médias qu’au niveau politique « On s’aperçoit qu’on est dans un système très cadré de la pensée unique où tous les journaux nous disent tous les matins la même chose et les politiques nationaux que l’on peut entendre, c’est pareil, il n’y a pas beaucoup de voix dissonantes. »

Sabrina Ancel, maire de Saint-Jean-de-Tholome, a le sentiment qu’elle ne peut pas s’exprimer par rapport aux mesures sanitaires, tout comme la population ne peut pas s’exprimer. « Ça fait un an et demi qu’on est élus. On nous demande de mettre en place des protocoles, de mettre en œuvre des mesures. On voit l’incohérence de tous ces protocoles et on peut rien dire. Donc là maintenant on a décidé de ne plus se taire parce, ça suffit. On voit les enfants qui souffrent dans les écoles, on voit les gens qui se divisent, on voit les associations qui galèrent, on voit tout et ça fait un paquet de temps qu’on ne dit rien et le plus important c’est vraiment d’arriver à s’exprimer. »

Loin de vouloir s’arrêter en route, les élus comptent bien ramener à leur cause les brebis isolées à travers la France : « On va essayer de se rapprocher de tous ces maires qui peuvent peut-être se sentir isolés, essayer de fédérer, d’avoir des actions en commun, notamment par rapport à l’école, au port du masque pour les enfants, c’est vraiment une catastrophe. » « Il faut essayer de faire en sorte que nos libertés puissent être maintenues, puissent être conservées. C’est vraiment ce qu’on essaye de faire par notre mouvement. Alerter, quand les libertés fondamentales sont mises en cause et c’est le cas aujourd’hui. »

Aux médias qui voudraient inviter nos élus, afin d’avoir un point de vue de la réalité du terrain, Luc Patois et Sabrina Ancel seront ravis de venir donner un avis éclairé.

Marcel D. pour Le Média en 4-4-2

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