La Russie qualifie la décision de l’Opep sur la production de pétrole de victoire, l’Occident est totalement dépité

Économie, Géopolitique

mise à jour le 09/10/22

C’est un échec cuisant pour les États-Unis et leurs vassaux européens. Joe Biden paie ses relations tumultueuses avec l’Arabie saoudite, alors que Poutine gagne grâce à ses bonnes relations fondées sur le bénéfice mutuel avec Mohammed ben Salmane (MBS). Une histoire qui va coûter cher aux Occidentaux pendant que la Russie va s’enrichir encore plus.


Les États-Unis souhaitaient augmenter les quantités de production de pétrole pour soulager les énormes pressions auxquelles les économies mondiales ont été exposées après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La visite en juillet dernier du président américain en Arabie saoudite se voulait être une négociation, afin d’augmenter la production de 750 000 barils par jour. Cette manœuvre aurait eu pour effet d’entraîner une baisse rapide des prix du gaz et du pétrole, et en même temps d’affaiblir les capacités du président russe Vladimir Poutine à utiliser ces énergies contre l’Europe et l’Occident, comme le rappelle le quotidien Al-Quds Al-Araby.

Alors que Biden espérait une augmentation de la production saoudienne, c’est tout le contraire qui s’est produit. « Ce qui s’est réellement passé, c’est que l’Arabie saoudite, le plus grand producteur de l’Opep, a parrainé, en coordination avec la Russie, un accord visant à réduire la production de pétrole de 2 millions de barils par jour. » Pour être clair, l’Opep se range du côté de la Russie de Vladimir Poutine.

Joe Biden a parfaitement conscience des répercussions contre son camp : « Si les prix du pétrole augmentent beaucoup sur le marché américain, cela va influencer le vote […] lors des élections de mi-mandat au Congrès, ce qui s’apparente à un vote anti-démocrate de Riyad. »

Pour le porte-parole présidentiel russe, Dmitri Peskov, cette décision est sage : « Je ne suis pas enclin à dire que c’est en quelque sorte notre victoire. Non. C’est une victoire du bon sens » et de l’intelligence diplomatique de Poutine. « Dans l’ensemble, le fait que le président ait réussi à établir des relations mutuellement respectueuses — des relations fondées sur le bénéfice mutuel, sur la confiance mutuelle — bien sûr, cela aide à discuter aux moments les plus critiques. »

Le député Thierry Mariani ne s’y trompe pas et commente sur Twitter : « L’UE annonçait ce qu’elle pensait être une arme efficace pour assécher les recettes pétrolières de la Russie : un plafonnement du prix du pétrole. Avec la décision des 13 pays de l’OPEP, cette mesure est déjà caduque avant même de s’appliquer. »

Mais pour, Pascal Canfin, président de la commission Environnement du Parlement européen, la fuite en avant est de mise. C’est la folie qui l’emporte. Les Européens paieront le prix fort et devront s’appauvrir encore un peu plus pour les beaux yeux des États-Unis et de Zélensky.

Rien ne va plus pour les Occidentaux…

Le Média en 4-4-2.

 

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