Incroyable : la cantatrice mondialement connue, Veronica Antonelli, verbalisée par la police nationale pour avoir chanté

Art, Faits-divers, Insolite

mise à jour le 25/08/22

Veronica Antonelli, cantatrice franco-italienne mondialement reconnue, a été verbalisée par la police il y a deux semaines devant le Sacré-Cœur. Son tort ? Elle a émit « du bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » ! Et ce n’est pas une blague…


C’est une anecdote pour le moins aberrante qui a été filmée devant le Sacré-Cœur le 10 août.

Paris en 2022, une journée estivale péniblement ordinaire : les sites touristiques de la capitale, fuis depuis des décennies par les Parisiens, sont envahis de vendeurs à la sauvette et de pickpockets, de touk-touks semi-clandestins, de joueur de bonneteau et autres arnaqueurs pour tourisme de masse, devant le regard souvent indifférent de policiers et militaires équipés jusqu’aux dents et armés de fusils d’assaut.

Instant de grâce devant la basilique Montmartre : Veronica Antonelli se produisait pour donner de la joie aux passants et « enchanter les lieux », selon son propre concept l’ayant rendue célèbre. Mais la cantatrice franco-italienne n’a pas tardée à être interrompue avec rudesse en pleine performance par deux policiers jouant au cowboys. La petite séquence a aussitôt été diffusée sur les réseaux sociaux et n’a pas manqué d’indigner.

« C’est la première fois que ça m’arrive, c’est bizarre », lance dans un petit sourire gêné l’artiste à son cameraman vers la fin de cette interpellation totalement absurde.

Or, le ridicule du zèle policier ne s’arrête pas là : quelque jour plus tard, le PV parvient à la chanteuse lyrique, qui apprend avoir été verbalisée pour : « émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou À LA SANTÉ DE L’HOMME (en majuscule dans le texte de l’infraction) ». Une formulation particulièrement méprisante pour une contravention abusive, puisque s’appliquant en première intention.

« On me connaît depuis des années à la mairie. J’avais l’impression que j’avais été prise en train de voler dans un sac, alors que je ne faisais que mon métier », a depuis déclaré la chanteuse à la presse, qui a également exprimé son intention de contester. Une situation que connaissent malheureusement nombre de chanteurs de rue depuis des années.

On ne se fait pas trop de soucis pour celle qui a déjà performé tout autour du globe sans jamais connaître pareils abus : sa notoriété, ses bonnes relations avec la mairie et son avocat sauront probablement la défendre et lui permettre de continuer ses prestations. Mais l’histoire aura eu tout de même le mérite de révéler aux yeux du monde le comportement de la police nationale vis-à-vis de ses honnêtes concitoyens, entre mépris, zèle et ridicule, à moins que… peut-être aurait-elle dû payer un « pizzo » comme les limonadiers pour pouvoir étaler des terrasses sur le trottoir sans risque de procès-verbal ?

Sylvain pour Le Média en 4-4-2.

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