Covid-19 : « L’amnistie pandémique » proposée par la Pr Emily Oster est-elle possible ?

Décryptage, Santé

mise à jour le 01/11/22

Emily Oster, écrivant dans le magasine The Atlantic, propose une amnistie, celle de pardonner la mauvaise gestion du Covid, les masques imposés, les confinements, les fermetures d’écoles, les vaccinations de masse… « Nous devons nous pardonner mutuellement pour ce que nous avons fait et dit lorsque nous étions dans le noir à propos du COVID. »


Professeur d’économie du développement et de la santé, Emily Oster est connue aux États-Unis pour avoir été une défenseuse de l’ouverture des écoles pendant l’épidémie et apparaissait fréquemment dans les médias pour discuter des raisons pour lesquelles les écoles devaient ouvrir. Elle a d’ailleurs été une victime des propagandistes hystériques : « Parce que je pensais que les écoles devaient rouvrir et que je soutenais que les enfants en tant que groupe n’étaient pas à haut risque, j’ai été traitée de “tueuse d’enseignants” et de “génocidaire” »

Selon Emily Oster, « la plupart des erreurs ont été commises par des personnes qui travaillaient sérieusement pour le bien de la société. […] Nous devons mettre ces combats de côté et déclarer une amnistie pandémique. Nous pouvons laisser de côté les fournisseurs délibérés de désinformation réelle tout en pardonnant les appels difficiles que les gens n’avaient d’autre choix que de faire avec des connaissances imparfaites. Il est maintenant crucial de passer à autre chose, car la pandémie a créé de nombreux problèmes que nous devons encore résoudre ».

On peut comprendre le pardon d’Emily Oster au vigile lambda qui faisait respecter le protocole ou au policier qui appliquait la loi. Ils n’auront été que des porte-flingues des commanditaires. Il est en revanche plus difficile, voire impossible, de faire la même chose avec Albert Bourla, PDG de Pfizer, qui annonçait que le vaccin protégeait contre la transmission, un refrain devenu le bâton pour battre les citoyens non-vaccinés et les exclure de tout. Perdant ainsi leur travail, leur maison et pire encore, certain sont allés jusqu’au suicide. S’il faut appliquer le verset de Luc 23:34 « Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Que faire de ceux qui savaient ?

Emily Oster plaide aussi une amnistie pour elle-même. En effet la professeure a aussi pleinement participé à la propagande du vaccin et fondé le projet COVID-Explained , un groupe de chercheurs et d’étudiants qui se concentrent sur l’explication de la science derrière le COVID-19 et aident les gens à naviguer dans les décisions qu’ils n’auraient jamais pensé devoir prendre. Dans un article de 2020 elle explique que « les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna ont montré une efficacité très élevée — bien supérieure à 90 % — lors d’essais cliniques comprenant des milliers de participants, et avec des effets négatifs limités. Ils ont présenté des données de sécurité extrêmement bonnes. L’ARNm ne modifie pas votre ADN. A terme les vaccins mettront fin à la pandémie. On estime qu’il faut que 70 ou 80 % des personnes soient vaccinées pour obtenir une sorte d’immunité collective susceptible de ralentir la propagation de la maladie. » Emily Oster travaille à l‘université Brown, laquelle a de forts liens d’intérêt avec Pfizer. En effet, elle propose un enseignement de niveau supérieur en biologie pour les employés de Pfizer, en ligne uniquement.

Que dire encore des médecins de plateau, des Karine Lacombe, Delfraissy, Gilbert Deray, Jean-Paul Hamon qui ont colporté de fausses informations et parfois menacé les non-vaccinés ? Et que dire de Nicolas Bouzou qui assurait sur tous les plateaux de télévision que le vaccin empêchait la transmission, tout comme l’autoproclamé fact-checker Julien Pain ? Que dire de Thierry Moreau qui clamera : « Je suis pour que l’on rende invivable l’existence des non-vaccinés, je suis pour qu’on leur pourrisse la vie. […], et il y a une minorité de connards qui ne veulent pas se faire vacciner ! » ; de Emmanuel Lechypre sur BFMTV : « On vous vaccinera de force, emmené par deux policiers avec les menottes s’il le faut ! » ; de Thomas Porcher qui pense que les non-vaccinés sont des abrutis qui n’ont rien dans le crâne… et la liste est extrêmement longue et dégoulinante de haine.

S’il est certain que la vie continue et qu’il faudra passer à autre chose, il faudra aussi trouver les responsables de la mort de Maxime décédé le 26 juillet 2021 à 22 ans, Mélanie, jeune demoiselle de 15 ans décédée le 7 août 2021, Sofia, jeune fille de 16 ans décédée le 21 septembre 2021, George Watts Jr, 24 ans, Carlotta Masala à 27 ans, Ernest Ramirez à 16 ans, de Mauricette, femme de Marc Doyer, Arianna morte à 13 ans… et de  tous ceux qui souffrent aujourd’hui de séquelles extrêmement graves et de ceux qui en auront dans les années à venir.

Rappelons que Pfizer expliquait dans un clip propagande destiné aux enfants que si les enfants se vaccinaient, ils auraient des super pouvoirs.

Pour que la société fonctionne convenablement, elle ne pourra s’accomplir sur l’adage « ni pardon ni oubli », puisqu’on deviendrait à long terme comme ceux que nous combattons. Mais le simple bon sens doit mettre hors d’état de nuire les criminels, virer les incompétents, écouter ceux qui ont alerté, condamner ceux qui savaient et se sont fait de l’argent sur la crédulité des citoyens et la souffrance de leurs victimes. Autre complication : il n’est pas facile de pardonner aux Jérôme Béglé qui, malgré le dicton « faute avouée est à moitié pardonnée », n’assument pas leur faute.

Le Média en 4-4-2.

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