La directrice de l’ANSM sur la 3e dose : « Nous n’avons pas de corrélats de protection. J’espère que nous les aurons… un jour. »

Santé

mise à jour le 12/12/21

La Commission des Affaires sociales a auditionné au Sénat, le 1er décembre, Mme Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale de l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), sur les traitements anti-covid et la pharmacovigilance sur les vaccins anti-covid.

L’ANSM : la 3e dose peut être utile, enfin, un jour peut-être…

A une question sur l’immunité, la directrice de l’ANSM a répondu de façon étrangement embrouillée.

Mme Ratignier-Carbonneil, directrice de l’ANSM, a déclaré au Sénat  : « Une évolution de l’immunité qui n’est pas égale. Pour autant en effet la recommandation est d’avoir une troisième dose de manière générale, puisque les éléments, et ça revient aussi avec votre question Mme la sénatrice, les éléments en effet qui sont mis en évidence et notamment au travers les données internationales, on voit que globalement on a quand même une diminution de l’efficacité toujours au-delà de cinq mois, toujours regardé par rapport à l’hospitalisation et aux décès. Nous n’avons pas en effet à ce stade de corrélat de protection, en effet. J’espère que nous les aurons, en effet, un jour. »

Une montée fulgurante des déclarations d’effets indésirables : 110 000

Chaque année, dans la base de pharmaco-vigilance 45 000 effets indésirables, tous médicaments confondus, sont enregistrés, déclare Mme Ratignier-Carbonneil. Elle ne communique pas le chiffre de la consommation globale de médicaments, mais on peut en avoir une idée, sachant que 44 % des Français ont consommé un médicament tous les jours en 2018. On est donc très largement au-dessus du nombre d’injections de vaccins.

À mi-novembre 2021, sur les 100 millions d’injections, 110 000 effets indésirables ont été déclarés, dont 40 % par les patients. D’habitude, tous médicaments confondus, la déclaration par les patients n’est que de 10 %. Il y a également plus de déclarations d’événements non graves que d’habitude.
Cela témoigne du bon fonctionnement de la pharmaco-vigilance, conclut Mme Ratignier-Carbonneil, qui voit le verre à moitié plein. Cela témoigne d’une montée fulgurante des effets indésirables, pour qui voit le verre à moitié vide.

Le Média en 4-4-2.

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