On vous explique tout sur la dictature acte 1 : Vote de la loi de veille sanitaire à l’Assemblée

Politique, Santé

mise à jour le 08/07/22

Le nouveau projet de loi de « veille et de sécurité sanitaire » a été adopté en commission des lois à l'Assemblée nationale mercredi 6 juillet. Il sera examiné en séance publique à partir du 11 juillet, puis transmis au Sénat.

Tout changer pour que rien ne change

L’état d’urgence sanitaire, créé au printemps 2020, et le régime post-crise sanitaire instauré par la suite prennent fin le 31 juillet 2022. Un dispositif de veille et de sécurité sanitaire le remplace. La différence ? La veille est le premier pas vers l’urgence, mais surtout ça fait moins peur… au moment de voter la loi. Omicron (qui ne fait pas peur) a fait place à son sous-variant BA.5. Fatigue et mal de gorge en sont les symptômes les plus fréquents, mais « Il [BA.5] est plus contagieux, il y a davantage d’échappement immunitaire et il est peut-être plus dangereux », a expliqué le Dr Damien Mascret, sur France 2 le 27 juin 2022. Ce médecin attitré de France 2 est l’auteur de La Revanche du clitoris et de Peut-on être romantique en levrette ? On peut le croire : un sous-variant aussi dangereux mérite bien une loi exprès pour lui (et pour notre bien).

Le Conseil scientifique Covid-19, choisi par décret, sera dissous au 31 juillet 2022, date de fin de l’état d’urgence sanitaire. À sa place, le gouvernement envisage de créer, toujours par décret, un Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires tout aussi indépendant…

Les amendements rejetés

Ce qui est interdit renseigne sur la réalité des faits. Ainsi les amendements rejetés dévoilent-ils les vrais objectifs de la loi.

• Numérisation des données médicales personnelles (SI-DEP et Contact Covid)

En premier lieu, permettre le prolongement, jusqu’au 31 mars 2023, du traitement des données personnelles médicales des personnes infectées par la covid constitue une nouvelle violation des libertés des Français. […] Afin d’éviter une nouvelle fuite massive des données personnelles des Français, il semble donc préférable de ne pas prolonger davantage le traitement de celles-ci.
Amendement rejeté

• Passe vaccinal des 12 à 18 ans
Une étude américaine des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) de mars 2020 soulignait que la létalité de la covid-19 parmi les plus jeunes était particulièrement faible. Ainsi, le taux de létalité calculé pour les enfants en âge d’être scolarisés aux États-Unis s’élevait à 0,018 %. Une autre analyse datée de septembre 2020, soulignait que le taux de létalité pour les 0-19 ans était tout au plus de 0,003 %.

Cet alinéa, qui prévoit d’imposer aux personnes âgées de douze à dix-huit ans de produire des attestations vaccinales, de rétablissement à la suite de contamination ou d’un dépistage virologique ne concluant pas à une infection apparaît donc éminemment disproportionné en ce que cette maladie n’affecte que peu dangereusement cette population.
Amendement rejeté.

• Discriminations métropole-Outre-mer

Les voyageurs ultramarins doivent présenter des justificatifs avant de pouvoir prendre l’avion et rentrer chez eux.

Nous proposons donc que l’obligation de présentation d’un justificatif soit limitée aux voyages en provenance de l’étranger vers la France.
Amendement rejeté.

• Commentaire d’Antoine Léaument (LFI) sur les discriminations :

Le Média en 4-4-2.

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