L’Assemblée vote la loi de contrôle sanitaire qu’elle avait rejetée quelques jours auparavant

Politique, Santé

mise à jour le 27/07/22

Après la commission mixte paritaire, le projet de loi « maintenant provisoirement un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre le covid » est devenu le projet de loi « mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19 ». C’est plus plaisant.

Le dernier mot revenait à l’Assemblée ce 25 juillet 2022. La discussion finale a confirmé sans surprise l’accord des sénateurs et des députés sur le contrôle aux frontières pour petits et grands (article 2), ainsi que le contrôle numérique pour tous (article 1).

Le 12 juillet, un premier vote à l’Assemblée avait abrogé par 196 voix l’article 2. Le 25 juillet, lors du second vote, ils n’ont été que 149 à refuser sa réintroduction, finalement adoptée.

Le 25 juillet, les Républicains étaient 20 présents à l’Assemblée, dont 16 pour la loi rétablissant l’article 2 qu’ils avaient refusé le 12 juillet. Seul Jérôme Nury est resté fidèle à son premier vote. Le président des Républicains Olivier Marleix, farouche opposant au pass vaccinal, avait piscine ce jour-là tout comme le 12 juillet, lors du premier vote.

Si le Rassemblement national (89 députés) a voté de façon cohérente, force est de constater que seulement 68 députés étaient présents le 25 contre 80 le 12 juillet.

La France insoumise (75 membres) est passée de 65 à 61 votants, un effritement qui dénote un manque de mobilisation, que souligne l’absence ponctuelle d’Alexis Corbière le 25 juillet et l’absence totale de François Ruffin aux deux votes.

Le groupe socialiste s’est un peu mobilisé afin d’approuver la réinsertion de l’article 2 sur le contrôle aux frontières (18 étaient présents au lieu de 8 le 12 juillet).

Les 11 écologistes (sur 23) qui, le 12 juillet, étaient contre l’article 2, se sont tous abstenus le 25 juillet.

Dans les non-inscrits, seul Nicolas Dupont-Aignan a été présent aux deux votes et ferme sur ses positions en faveur de la liberté de circulation des Français.

Si l’opposition semble très fluctuante, style planche pourrie, en revanche la droite macronienne — du groupe Renaissance au Modem et Horizons — fait preuve de stabilité : 183 voix le 12 juillet contre l’abrogation de l’article 2 et 184 voix le 25 juillet pour sa réinsertion.

Les Français ont-ils les représentants qu’ils méritent ? En tout cas, s’il y a une opposition, nous cherchons sa présence sur les bancs de l’Assemblée nationale, car c’est le minimum syndical.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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