Il faut avoir l’impudence des puissants pour oser négocier d’une main tandis que l’autre arme les frappes, et c’est pourtant ce que l’axe américano-israélien vient de réaliser avec une perfidie que le droit international réprouve mais que l’Occident, dans son deux-poids-deux-mesures habituel, s’abstient bien de condamner. Comme l’explique Jacques Baud, en utilisant les pourparlers de Genève comme une simple couverture pour préparer l’opération « Epic Fury », les États-Unis ont franchi un cap : celui de la militarisation de la parole diplomatique.
Leur but n’était pas d’éviter un bain de sang, mais d’assassiner en trahissant la confiance, transformant l’enceinte censée incarner la paix en un vulgaire miroir aux alouettes pour endormir Téhéran. Une méthode qui, si elle n’est pas nouvelle, érige désormais la tromperie en principe cardinal de la politique étrangère de Donald Trump.
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