Selon l’analyse de l’homme politique, ce projet, qui n’inviterait qu’une soixantaine d’États sur près de 200, opérerait un tri arbitraire dans la communauté internationale. Pire, il instituerait une caste de « membres permanents » contre la « bagatelle » d’un milliard de dollars en cash, une condition « incroyable ».
Pour François Asselineau, cette manœuvre, saluée par quelques alliés comme Israël ou le Maroc mais accueillie froidement par la France, la Chine ou la Russie, vise ni plus ni moins à « détruire l’Organisation des Nations Unies ». Il y voit l’ébauche d’un « gouvernement mondial sous l’autorité de Donald Trump », une dérive que certains pays, à l’instar de la Chine, combattent en se faisant les champions du multilatéralisme. Le ton est alarmiste : derrière une façade de réactivité, c’est le principe même d’égalité souveraine des États qui est mis à mal, au profit d’un directoire payant et non représentatif.
Pas encore de commentaire sur "Trump et son « Conseil de la Paix » : Version franchisée de l’ONU aux allures de gouvernement mondial privé – François Asselineau"