Commençons par le projet européen de surveillance des messageries privées. Sous prétexte de lutte contre la pédocriminalité, l’Union européenne veut prolonger un dispositif permettant l’analyse automatique de messages et fichiers échangés sur des services comme WhatsApp, Signal ou Messenger. Officiellement, c’est pour protéger les enfants. Officieusement, c’est encore une brique posée sur le chantier très rentable du citoyen transparent.
Le Parlement européen a voté une procédure d’urgence, avec un réexamen prévu jeudi 9 juillet. Le calendrier est délicieux : juste avant les vacances parlementaires. Quand il s’agit de fouiller les conversations privées de centaines de millions d’Européens, Bruxelles sait trouver une place dans l’agenda.
Emmanuel Macron s’est rendu à Damas, où il a rencontré Ahmed al-Charaa, ex-chef djihadiste devenu président de transition. Paris parle reconstruction, stabilité, coopération. La morale républicaine, elle, attendra dans le couloir avec les communiqués officiels.
Patrice Franceschi rappelle le pedigree du personnage et prévient : la France risque surtout de revenir avec des promesses, pendant que les vrais contrats partiront vers les États-Unis, la Turquie, le Qatar et les pétromonarchies. En clair : Macron serre les mains, les autres ramassent les chèques.
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