Pédocriminalité

Inceste : Le martyre de Priscilla Majani, embastillée pour avoir préservé sa fille Camille de 5 ans des viols paternels

L’audition de cette femme officier de l’armée devant la Commission d’enquête parlementaire sur l’inceste le 21 mai 2026 a bouleversé les députés présents et laissé sa présidente Maud Petit au bord des larmes, au point de la conduire à conclure : « la France n’aime pas ses enfants ».

mise à jour le 24/05/26

« En France, forcer son enfant à subir les violences sexuelles est devenu une obligation, le protéger : une infraction. »

Pour avoir fui la France avec sa fille Camille de 5 ans et vécu cachée avec elle en Suisse et dans plusieurs pays européens pendant 11 ans, cette ingénieure de l’armement a passé deux ans en prison aux Baumettes à Marseille après son arrestation à Lausanne puis son extradition.


Véritable héroïne pour les protecteurs de l’enfance, soutenue pendant sa détention par des vedettes comme Eva Darlan avec le mot d’ordre « j’aurais fait comme elle », Priscilla a tout perdu, ses amis, sa maison remise à neuf, ses fonctions militaires puisque déclarée « déserteur » sans aucun soutien de sa hiérarchie, mais elle a sauvé sa fille des griffes de l’horreur absolue. Elle aura déménagé avec sa fillette une cinquantaine de fois dans leur folle odyssée.

« En France, forcer son enfant à subir les violences sexuelles est devenu une obligation, le protéger : une infraction », a-t-elle constaté. Elle a dénoncé les « multiples gardes à vue et contrôles judiciaires de tous les membres de (sa) famille, avec obligation de pointage hebdomadaire et retraits de passeport, l’ouverture de tous leurs courriers pendant dix ans, une perquisition simultanée dans cinq départements, des recherches dans plusieurs pays, douze années d’écoutes téléphoniques, la saisie d’une vingtaine d’ordinateurs et téléphones, la diffusion de la photo de (sa) fille dans tous les commissariats, l’affichage de sa photo sur des panneaux publicitaires géants de quatre mètres sur trois, et cinq mille pages de dossiers soigneusement montés contre (elle) et (sa) famille par des magistrats et policiers sans scrupule ».



« Ma mère de quatre-vingt-dix ans et une autre personne de ma famille ont été condamnées à de la prison ferme pour complicité, le jugement a été cassé trois fois en Cassation. En 2023, ma maman a été condamnée à soixante mille euros d’amende, moi à cinq ans de prison et en 2023 à deux ans et neuf mois ferme, contrainte à payer soixante-dix-huit mille euros en dommages et intérêts au géniteur. Les moyens ont été considérables, comparés aux trois seuls jours d’enquête sur ma plainte pour viol d’une enfant, sans aucune perquisition ni saisie de téléphones, ordinateurs, ni examen psychologique, ni recherche sur le mis en cause et son entourage. La France refuse de protéger nos enfants, nous oblige à les livrer à leurs bourreaux, et condamne ceux qui les protègent », a-t-elle insisté.

Un article de Jacques Thomet, publié sur ses réseaux sociaux.



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