Pédocriminalité

Jacques Thomet dénonce une censure à la Commission d’enquête sur l’inceste : « Fidel Castro n’a pu me bâillonner, une députée me garrotte ! »

Jacques Thomet tonne contre la censure parlementaire : « Fidel Castro a échoué là où une députée a réussi ». L'ancien rédacteur en chef de l'AFP, qui traque depuis quinze ans les réseaux pédocriminels, ne décolère pas.

mise à jour le 23/05/26

Pourquoi une députée LFI a-t-elle réussi là où Fidel Castro a échoué ?

Les faits : une convocation évaporée

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Le 13 mai 2026, à 17 heures précises, le journaliste indépendant devait enfin s’exprimer devant la Commission d’enquête parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales. L’audition, prévue juste après le passage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, promettait d’être un moment clé. Las, le 7 mai, un mystérieux « impondérable » – jamais expliqué – a tout balayé. Selon deux sources proches de l’instance, une députée aurait manigancé ce contretemps.

Maud Petit, présidente Modem de la commission, a finalement consenti à le recevoir en privé le 18 mai, caméra allumée mais porte close, sans les autres députés ni la protection juridique habituelle. Pendant deux heures, Jacques Thomet a étalé des dossiers et des preuves accablantes, qu’il qualifie de « crimes d’État contre l’enfance » : près de 100 000 placements abusifs selon ses estimations, des plaintes systématiquement détruites, l’impunité organisée des réseaux pédocriminels, la complicité présumée de l’Aide sociale à l’enfance et de certains juges et psychiatres. Un « crime contre l’humanité », martèle-t-il.

« Au nom de quel principe une élue, rémunérée par nos impôts, peut-elle m’interdire de parler ? » s’indigne Jacques Thomet. Ironie cruelle : cette même parlementaire a milité avec ferveur pour la liberté des Palestiniens à Gaza. La voici aujourd’hui accusée d’étouffer la liberté en France, sur un sujet aussi grave que la protection de l’enfance.



La procédure, ce cache-misère

Pourtant, l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 est formelle : les décisions relatives aux auditions relèvent du collectif de la commission, non d’un député isolé. Un élu peut exprimer son désaccord, tenter de convaincre ses pairs, mais il ne dispose d’aucun droit de veto. En cas d’opposition, le vote tranche. Alors, comment expliquer cette exclusion arbitraire ?

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Jacques Thomet, ancien de l’AFP où il a passé 33 ans, dont trois comme chef de poste à Cuba de 1979 à 1981, a sa réponse, cinglante : « Fidel Castro n’a pas su me faire taire… une députée française, si. Honte à elle ! »

Un combat qui continue

L’auteur de « Les prédateurs : enquête sur un rapt de 80 000 enfants », infatigable lanceur d’alerte, poursuit son combat sur les réseaux sous le hashtag #OpExposeCPS. Il regrette que la Commission, qui attendait son analyse sur le traitement judiciaire de l’inceste, n’ait pas offert à son témoignage la visibilité publique promise.

La question qui fâche

Jusqu’où peut aller l’obstruction d’un groupe ou d’une vice-présidente sans vote formel ? Comment concilier collégialité et liberté d’expression d’un témoin invité ? Pour Jacques Thomet, le doute n’est plus permis : il s’agit d’une censure déguisée, d’un bâillonnement inacceptable dans une démocratie.

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