Guerre avant la présidentielle : la papesse de la presse people, Mimi Marchand, en garde à vue

5 juin 2021 | Politique, Société

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Mimi Marchand est une pittoresque figure de la presse people, à la limite —  souvent allègrement franchie — du banditisme. Présentée par Xavier Niel au couple Macron — dont elle est devenue très proche —, elle a mené campagne pour répandre l’image d’un couple présidentiel idyllique. Quant aux adversaires politiques de Macron, ils ont eu droit, grâce à elle, à des « scoops » gênants.

Soupçons de « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs »

Ziad Takieddine s’est rétracté, lors d’un entretien avec Mimi Marchand et d’autres envoyés de ParisMatch à Beyrouth en 2020, sur son rôle dans le financement libyen de la campagne de Sarkozy. Depuis ce dernier a été mis en examen pour corruption, recel de détournements de fonds publics, financement illicite de campagne électorale et association de malfaiteurs. 

Dans la foulée, Mimi Marchand, fidèle de Nicolas Sarkozy, a été interpellée à son domicile. Elle a été placée en garde à vue dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Et tout ça dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le Parquet national financier (PNF) pour subornation de témoin et association de malfaiteurs. Trois autres personnes ont également été placées en garde à vue : François De Labarre, un journaliste de ParisMatch, Arnaud de la Villesbrunne, publicitaire et ancien directeur de l’agence Publics et Noël Dubus, un escroc déjà condamné.

Est-ce un coup de semonce à Macron ? Les médias qui l’ont fait peuvent le défaire… Ils souhaitent qu’il applique une politique plus impopulaire, quitte à s’aliéner définitivement les électeurs. Macron l’avait d’ailleurs déjà annoncé. Notons que l’emploi de « peut-être » par Macron est l’équivalent de « probablement » par Castex, c’est-à-dire « certainement ».

« Peut-être que je devrais faire des choses dans la dernière année (…) qui rendront impossible le fait que je sois candidat. » 4 décembre 2020

« Je vais devoir prendre des décisions, qui seront pour certaines, comme la relance, très fortes, d’autres difficiles […] Peut-être que certaines décisions que je prendrai ne rendront pas possible [cette candidature] », 3 juin 2021.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.