Interview 4-4-2 d’Anaïs Lefaucheux : « Les politiques ont une peur bleue du peuple, la crainte n’a pas à être de notre côté »

18 février 2021 | Politique, Santé, Société

Anaïs Lefaucheux
Anaïs Lefaucheux

Nous sommes ravis d’accueillir Anaïs Lefaucheux, attachée de presse et critique littéraire, pour une nouvelle interview en 4-4-2. Si vous connaissez Anaïs, c’est sans doute grâce à son intervention et sa désormais célèbre question « Pourquoi on vous croirait, Olivier Véran ? » face au ministre de la Santé lors de l’émission « La grande confrontation » diffusée sur LCI début décembre. Nous vous conseillons d’ailleurs le debriefing réalisé par France Soir (voir lien ci-dessous).

« La littérature doit être là pour combattre les idéologies mortifères du Forum économique. »

La rédac : Bonjour Anaïs, et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions ! Suite à votre intervention face à Olivier Véran, certains médias ont été durs avec vous, en vous qualifiant par exemple de « complotiste, fan du gourou antisémite Dieudonné et du nazi français Hervé Ryssen ». Comment avez-vous réagi à ces attaques ?

Anaïs L. : Je ne m’y suis pas arrêtée et ces attaques ont tout de même été très minoritaires. J’aurais parfaitement pu m’en expliquer si on m’avait interrogée sur ces questions, mais mes détracteurs n’attendaient évidemment aucune justification de ma part, se contentant simplement de me lyncher par pure envie de lyncher. J’ai bloqué pas mal de monde, car je suis une femme assez émotive et je n’avais aucune envie de me laisser insulter gratuitement.

La rédac : Je précise que vous avez reçu de nombreux messages de soutien suite à ces attaques et de félicitations pour votre courage d’avoir tenu tête au ministre Véran.

Anaïs L. : Voilà, je préférerais toujours me focaliser là-dessus car je crois en effet, avec tout ce qu’on m’a écrit, que j’ai été malgré moi le porte-voix de beaucoup de monde… Et j’en suis très fière !

La rédac : Ce « bashing » des médias mainstream n’a pas eu de répercussions sur vos activités professionnelles ?

Anaïs L. : C’est difficile à évaluer parce que je suis à mon compte et que ces derniers mois ont eu un impact sur mes clients donc sur mes collaborations… Les agences de communication avec lesquelles j’ai l’habitude de travailler n’ont pas commenté ma sortie, mais je pense que ça n’a pas trop plu dans ces milieux qui sont plutôt des cadres pro-Macron.. Tant pis, quand une porte se ferme, d’autres s’ouvrent !

La rédac : Et puisqu’on parle de votre profession de critique littéraire : vous n’avez jamais eu envie de nous faire une critique à votre sauce du livre de Klaus Schwab, « Covid 19 : the great reset » ?

Anaïs L. : Écoutez, je crois qu’on a assez lu à ce sujet, d’autres se sont emparés de cette chose bien mieux que moi ! Je pense être meilleure dans l’analyse des romans classiques ou contemporains, et qu’ils ont bien des richesses à nous apporter, de l’espoir à nous donner, à la différence des PowerPoint machiavéliques du Forum économique.. La littérature doit justement être là pour combattre ces idéologies mortifères.

La rédac : A quel moment du Coronacircus vous êtes-vous dit qu’il y avait un hic dans le narratif des autorités ?

Anaïs L. : Quand des voix sérieuses et dissonantes ont commencé à se faire entendre (Perrone, Toussaint, Toubiana…) et surtout quand le scandale du Lancet a eu lieu. Là je me suis dit que Raoult était la cible d’une véritable cabale du système.

La rédac : Dans la liste des professeurs que vous citez, il n’y a pas le Pr Luc Montagnier qui est un des premiers à avoir évoqué la possibilité d’une fuite d’un laboratoire du virus. Il a depuis été rejoint par de nombreux scientifiques ; êtes-vous du même avis qu’eux ou penchez-vous pour la version « naturelle » de l’OMS ?

Anaïs L. : Ah oui, j’aurais pu le citer, ce brave homme qui s’est fait traiter de tous les noms, accuser de sénilité… Si ce n’est pas honteux. Bien sûr que je fais confiance à son avis, tout comme à celui du Pr Fourtillan car il est évident qu’ils ont tout à perdre à dire ainsi la vérité (l’embastillement de Fourtillan en est la preuve). Je repense aussi à cette chercheuse chinoise qui avait décodé le génome du Covid et conclu : « origine naturelle : hautement improbable ». Dont acte !

« Le vaccin a toujours constitué l’alpha et l’oméga de leur “stratégie” »

La rédac : Vous déclariez en décembre dernier considérer que tout avait été organisé de mars à décembre pour arriver à cette situation afin de lancer le vaccin. J’imagine que vous n’avez pas changé d’avis !

Anaïs L. : Ah ! non, je dirais même que chaque jour cette conviction n’en est que renforcée. Quand je vois à quel point l’exécutif balaie traitements et prévention d’un revers de main (quand il ne met pas un coup d’arrêt comme récemment Véran à Lille ), je ne peux malheureusement que me dire que le vaccin a toujours constitué l’alpha et l’oméga de leur « stratégie »…

La rédac : Etes-vous optimiste et pensez-vous que la vérité va voir le jour ou penchez-vous plutôt vers le pessimisme : le plan se déroule comme prévu et on y va tout droit ?

Anaïs L. : Le désespoir ne menant à rien, je dirais qu’il faut à tout prix essayer de voir le verre à moitié plein, même si c’est une gageure. Même si nous ne sommes pas assez nombreux à avoir compris ce qui se jouait, je veux croire que chaque jour qui passe des personnes ouvrent les yeux, comprennent, réalisent… En tout cas, je le souhaite de tout cœur car je suis une mère de famille et je refuse le monde qui s’ouvre et qu’on veut nous imposer à toute force.

La rédac : Comment voyez-vous les tout prochains mois de ce coronacircus ? Et quelle peut être la sortie de crise « optimiste », parce qu’on est d’accord pour voir le verre à moitié plein et zapper la seconde option !

Anaïs L. : Difficile de répondre à cela car je ne suis pas devin et il est risqué de faire des prédictions, ce serait très cavalier de m’avancer. Je vois simplement que peu à peu, les voix censurées reprennent du poil de la bête (notamment via l’IHU), que les souverainistes se font de plus en plus entendre et que les digital soldiers sont plus alertes que jamais… Autant d’éléments qui peuvent nous laisser espérer !

« L’écriture inclusive est pour moi une véritable pathologie idéologique, qui ressort de l’insulte à la langue française. »

Anaïs Lefaucheux

La rédac : Nous allons maintenant passer aux questions des lecteurs du « Média en 4-4-2 », si vous le voulez bien.

Marion : Lors de votre passage sur LCI, comment avez-vous géré votre peur ? Et quel message voulez-vous faire passer aux personnes qui ont peur de s’exprimer et de se positionner ?

Anaïs L. : Hello Marion, Je n’ai pas vraiment été intimidée, ni apeurée, après je suis une fille plutôt à l’aise en public en général donc ce moment ne m’a pas impressionnée plus qu’un autre. A ceux qui craindraient de faire la même chose, je dirais juste qu’il faut se rappeler que Véran n’a rien d’un surhomme, qu’il n’y a aucune raison d’être impressionné par lui ou un autre, et se souvenir que c’est à ces gens-là de nous rendre des comptes. N’oublions pas qu’ils ont une peur bleue du peuple et de sa colère, on l’a vu depuis les Gilets Jaunes, donc la crainte n’a pas à être de notre côté. Certains m’ont reproché d’être hautaine envers le ministre et j’ai répondu invariablement : je respecte ceux qui sont respectables. Pas les fossoyeurs souriants de notre pays. Ils saccagent la France et font souffrir mon peuple : devrions- nous faire des courbettes ?

DaRealM : Vous êtes taxée d’islamophobie voire « d’anti-Islamisme » par certains internautes suite à des publications/propos que vous auriez tenu par le passé. Quelques-unes de ces publications et propos ont pu être mal interprétés. Pourriez-vous clarifier votre position vis à vis de l’Islam en France (deuxième religion du pays) mais aussi vis à vis de l’apprentissage de l’arabe à l’école ?

Anaïs L. : La France souffre de nombreuses fractures et divisions, et le seul moyen de les dépasser, notamment sur la question de l’Islam de France, c’est en se retrouvant dans un récit national commun. Je veux croire que la majorité des musulmans de France aiment leur pays d’adoption et souhaitent s’y assimiler autant que possible. Quand on voit des Jean Messiha, des Éric Zemmour, des Rachida Dati (pour ne citer qu’eux), on peut imaginer une France qui intégrerait parfaitement ses minorités. Ces personnalités sont la preuve qu’il est tout à fait possible de s’intégrer, si on s’en donne les moyens. Cela ne peut se faire que par la culture, la culture française, et cela passe en premier lieu par la langue. Quand on ne maîtrise pas correctement la langue du pays où l’on vit, il est impossible de s’intégrer. Or l’idée de l’enseignement de l’arabe à l’école va à l’encontre de ce lissage culturel, puisqu’elle favorise le communautarisme et in fine, le racisme. Cela renvoie les immigrés à leur statut d’immigrés au lieu de les accueillir comme des Français en leur donnant un enseignement de qualité du français (c’est là où le bât blesse actuellement). C’est sous le socle commun de la culture, de la langue et du drapeau français que nous pourrons nous retrouver et vivre en harmonie. Loin de moi l’idée de gommer nos différences, mais nous avons un besoin vital de socle commun, auquel doit œuvrer l’école française, qui fut longtemps une école d’excellence. L’école républicaine française doit ressembler, intégrer, assimiler tous les élèves en les plaçant sous l’aile de la culture de France, notre nation à tous. Mais pour ce faire, il faut que cette dernière soit à nouveau désirable, qu’on prenne la peine de la réenchanter afin de la rendre attirante pour tous. C’est pour moi tout l’enjeu de l’avenir.

Sergio : Que pensez-vous du féminisme (écriture inclusive et autres délires…) ?

Anaïs L. : De ce féminisme-là, celui qu’on nous vend dans les médias, incarné par des Caroline Haas ou Alice Coffin : beaucoup de mal. L’écriture inclusive est pour moi une véritable pathologie idéologique, qui ressort de l’insulte à la langue française. Je rêverais d’un féminisme qui ne se contenterait pas de cracher sur le patriarcat mais s’interrogerait sur sa propre solidarité féminine : est-ce que les femmes se serrent suffisamment les coudes dans ce monde ? Je pense que les différences entre les hommes et les femmes sont une richesse, chacun apportant à l’autre ce qui lui manque, donc nous devrions pouvoir œuvrer en harmonie. En tout cas, mon féminisme est davantage à chercher du côté de Brigitte Bardot que de Camélia Jordana, c’est une évidence.

DaRealM : Quel est votre point de vue sur l’hypothèse soulevée par Marcel et le « Média en 4-4-2 », selon laquelle la majorité des attentats perpétrés en France ces dernières années le seraient sous faux-drapeau, afin d’effrayer la population et ainsi la pousser à accepter toujours plus de lois liberticides ?

Anaïs L. : Question épineuse que celle qui touche à ce qu’on pourrait appeler le « terrorisme d’État ». Il est évident qu’on ne peut faire que des suppositions, étant donné que tout cela est fort secret. C’est le genre de position qui peut vous attirer des problèmes, donc je me garderai bien d’asséner quoi que ce soit. Ce qui est sûr, c’est que nous devons douter, remettre en question le narratif médiatique et nous demander toujours à qui profitent ces drames, et rester toujours circonspect quant aux versions officielles, surtout quand des éléments sont troublants et que le hasard fait si bien les choses (comme ces papiers d’identité que l’on retrouve systématiquement…). J’en appelle donc, sans trancher toutefois, à l’esprit critique qui doit toujours demeurer en éveil.

Chris : Avez-vous eu d’autres échanges que ceux vus sur LCI avec l’immonde Véreux/Véran ?

Anaïs L. : Ah ! non, aucun. Je doute qu’il soit prêt a réitérer l’expérience, où que ce soit !

Yoann : Et je me permets une toute dernière question. Peut-on avoir vos conseils de lecture ? Quels sont vos livres préférés de ces derniers mois ?

Anaïs L. : Voilà qui me fait plaisir ! Dans mes récents coups de cœur (qui n’en finissent jamais), on trouve le merveilleux « Loin-Confins » de Marie-Sabine Roger (éditions du Rouergue), un roman social mâtiné de poésie, une histoire d’amour père-fille poignante, mais aussi « Carnaval » de Hector Mathis chez Buchet-Chastel. J’avais déjà adoré son premier roman (« K.O », en 2018) mais ce dernier ouvrage prouve l’immense talent de ce jeune écrivain qui s’installe tranquillement en digne héritier de Céline, capable d’inventer une langue, de redonner au parler populaire sa brillance et sa verve vitale… Une merveille ! Mais je pourrais en citer mille autres aussi grandioses, sans parler des manuscrits qu’on me confie et qui parfois révèlent de vraies perles. Je viens de découvrir un écrivain il y a quelques jours que je compte bien accompagner jusqu’à la publication ! Je suis actuellement en train de peaufiner le site qui hébergera toutes les chroniques, et une chaîne YouTube est à l’étude aussi, j’en parlerai bientôt ! Merci Yoann et longue vie à toute l’équipe de Marcel !

Propos recueillis par Yoann pour « Le média en 4-4-2 »

Pour aller plus loin :
Le débriefing de France Soir avec Anaïs suite au l’émission de LCI

– Le compte Twitter d’Anaïs : 
https://twitter.com/AnaisLefaucheux
– Le compte Telegram d’Anaïs : t.me/AnaisLefaucheux