Emmanuel Macron : « Nous vivons la fin du temps de l’abondance… Éteignez les lumières et prenez l’escalier ! »

Politique

mise à jour le 19/09/22

Après les sanctions contre la Russie, les restrictions s’abattent sur la France. Emmanuel Macron nous le répète : c’est fini le temps de l’abondance. Retrouvons les principes de ces fortes paroles du maréchal : « L’esprit de jouissance l’a emporté sur l’esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu’on a servi. On a voulu épargner l’effort ; on rencontre aujourd’hui le malheur. » Ce serait notre faute, si nous allons vers les restrictions des années 40.


Emmanuel Macron appelle à la sobriété : baisser la climatisation quand il fait chaud et, l’hiver, avec un style dont seuls les diplômés de l’Ena ont le secret, « se caler sur une référence de chauffage autour de 19 degrés dans la pièce ». Les hauts fonctionnaires emboîtent le pas. Des locataires d’HLM dans le Rhône ont été incités par le directeur général de l’OPAC à ne pas prendre l’ascenseur et à s’habituer aux couloirs et parkings non éclairés. Selon le président de la République, le respect de ces mesures « pourrait éviter d’aller vers quelque chose de plus coercitif, vers le rationnement ». Il faisait allusion à la période de l’Occupation.

Ce n’est pas la Russie qui a refusé de vendre de l’énergie, ce sont la France et l’Europe qui ont fièrement refusé d’acheter gaz et pétrole à la Russie. La France a pris librement la décision d’entrer en période de pénurie. La Russie n’y est pour rien. Nous sommes donc loin des causes de l’Occupation, mais, par les effets, nous nous en rapprochons. Déjà pour nous habituer, la moutarde manquerait dans les rayons des supermarchés. C’est faux, mais c’est un exercice, une simulation. Attendons-nous à des décrets qui nous imposeront pain dur et austérité. Comme en 1943, les Français auront peut-être droit à cette affichette  :

« Economisez le pain. Coupez-le en tranches minces… et utilisez toutes les croûtes pour les soupes. »
« Economisez le…

Publiée par Croix-Rouge française sur Mercredi 27 mars 2013


Art.1er. – Dans un délai de quatre jours à dater de la publication du présent décret, la vente du pain dans les boulangeries ne pourra commencer que vingt-quatre heures après la sortie du four du pain fabriqué.
[…]
Art. 3. – Est interdite, à dater du lendemain du jour de la publication au Journal officiel du présent décret, la fabrication des croissants, brioches, petits pains, et du petit pain de fantaisie.

Si nous ne montrons pas l’exemple d’une vie austère, comme nous le demande pour le moment avec douceur notre président, préparons-nous à nous passer d’oignons, à couper le pain en tranches fines, et à cesser d’attendre vainement les œufs, les volailles du temps de l’abondance.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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