Bernard a écrit : « 12 millions de fdp dans notre pays. Voilà, il fallait que ça sorte. », faisant référence au nombre estimé d’électeurs du Rassemblement National (RN). Ce commentaire a rapidement généré une vague de réponses, allant du soutien aux appels au licenciement du journaliste. Face à cette situation, Benjamin Bernard a supprimé son tweet et en a publié un autre une heure plus tard :
« Mon avis, mes opinions, n’engagent que moi. Mais le tweet qui a tant fait réagir, c’était aussi me rabaisser à leur niveau. La haine attise la haine. On arrête les frais ici. La France est le pays des Droits de l’Homme et doit le rester. Mon cœur saigne ce soir. Point. »
Mon avis, mes opinions, n’engagent que moi. Mais le tweet qui a tant fait réagir, c’était aussi me rabaisser à leur niveau. La haine attise la haine.
On arrête les frais ici. La France est le pays des Droits de l’Homme et doit le rester. Mon coeur saigne ce soir. Point
— Benjamin Bernard (@PenguinZac) June 30, 2024
Lundi après-midi, la chaîne beIN Sports a réagi via son directeur des antennes, Florent Houzot, en précisant :
« Le message de Benjamin Bernard n’engage que lui et n’est en aucun cas l’expression d’une position de la part de beIN SPORTS. Notre chaîne est dédiée au traitement de l’information sportive, ce que nous nous attachons à faire avec la plus grande neutralité et dans le respect de tous. »
Entre-temps, le journaliste a présenté ses excuses sur X : « Je n’aurais jamais dû insulter qui que ce soit. C’était une grave erreur de ma part. Des élections sont un principe démocratique que je me dois comme tout le monde de respecter. »
Selon Clément Garin, spécialiste des médias, Benjamin Bernard a été convoqué par sa direction qui lui a rappelé que parmi les douze millions de personnes qu’il a insultées de « fils de pute », se trouvaient des fidèles de beIN Sports. Ce dérapage pourrait avoir de lourdes conséquences financières pour la chaîne. Son comportement a été qualifié d’« irresponsable » et beIN Sports envisage de le convoquer pour un entretien préalable à un licenciement pour faute grave et violation de la clause de moralité.
🔥 Exclu : Benjamin Bernard a vécu une journée complique. Au lendemain de son tweet polémique dans lequel il a violemment insulté les électeurs du RN, le journaliste de @beinsports_FR a tenté d’éteindre l’incendie qu’il avait lui-même provoqué… en vain.
Selon mes informations,… pic.twitter.com/02WoV2roO7
— Clément Garin (@clem_garin) July 1, 2024
Pris dans la tourmente, Benjamin Bernard a rapidement réitéré ses excuses : « Après ces heures très intenses que je ne souhaite à personne de vivre, je tiens à présenter mes excuses. Je n’aurais jamais dû insulter qui que ce soit. C’était une grave erreur de ma part. Des élections sont un principe démocratique que je me dois comme tout le monde de respecter. »
Les 12 millions de personnes visées par son commentaire n’ont pas tardé à réagir, laissant présager une suite tumultueuse pour le journaliste.
Tous les offusqués du résultat ne le font pas par objection de conscience mais juste pour être considérés comme des éléments de valeur dans « le parti du bien « . C’est ce qu’on appelle « se tirer une balle dans le pied » en étalant leur haine de ce qu’ils appellent eux même le « R/haine ». Du coup ,moi qui vote régionaliste, je me ferai un plaisir de mettre un bulletin RN au second tour ( mon candidat n’y étant plus ) juste pour le plaisir de les voir exploser de rage .