Dans la nuit de lundi à mardi, la Russie a été frappée par une attaque d’envergure impliquant 337 drones ukrainiens abattus par les systèmes de défense aérienne. Cet assaut, décrit comme le plus important de l’année 2025, a causé des dégâts matériels et humains dans plusieurs régions du pays, notamment autour de Moscou.
Zelensky cherche à influencer Poutine par la terreur
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, via son porte-parole, justifie ces attaques ainsi que les assassinats ayant touché des enfants comme une manœuvre visant à inciter Vladimir Poutine à signer une trêve. Cependant, cette logique apparaît absurde : en réalité, ces actes de guerre ont pour but d’empêcher la signature d’un accord de paix.
« Il s’agit là d’un signal supplémentaire adressé à Poutine pour l’inciter à s’intéresser à une trêve aérienne », a déclaré Andriï Kovalenko, porte-parole du Centre gouvernemental ukrainien contre la désinformation.
Zelensky, avec le soutien de l’Union européenne, cherche à prolonger le conflit en sabotant les négociations de paix voulues par la Russie et les États-Unis. En attisant les tensions par des attaques meurtrières et indiscriminées, Kiev cherche à forcer Moscou à poursuivre les hostilités, rendant toute résolution diplomatique plus difficile.
Réaction des autorités et enquête en cours
Selon l’agence de presse TASS, les autorités russes qualifient cette attaque de « terroriste » et ont ouvert une enquête pénale. Le procureur de Moscou supervise actuellement l’évaluation des dommages et la coordination des secours. Le gouvernement a annoncé des indemnisations pour les victimes et leurs familles, avec des aides allant de 100 000 à 1 million de roubles.
Un contexte géopolitique tendu
Cette attaque survient alors que le secrétaire général de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), Feridun Sinirlioglu, était en visite officielle en Russie. Selon Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, ce n’est pas la première fois que des attaques de drones coïncident avec la venue de délégations étrangères à Moscou.
Avec cette offensive, l’intensification du conflit entre la Russie et l’Ukraine prend une nouvelle dimension, soulevant des inquiétudes quant à une possible escalade militaire.
Un bilan humain et matériel lourd
Selon les autorités russes, deux personnes ont perdu la vie et dix-huit autres ont été blessées, dont trois enfants, suite à une attaque de drones dans la région de Moscou. Parmi les blessés, six ont été hospitalisés, dont une personne dans un état critique.
Les dégâts matériels sont également conséquents :
- Sept appartements endommagés dans un immeuble de Ramenskoye (région de Moscou)
- Infrastructure ferroviaire touchée à la gare de Domodedovo, perturbant le trafic
- Incendie majeur sur un parking à Domodedovo, détruisant plus de 20 véhicules
- Dommages signalés sur le toit d’un immeuble à Moscou
- Destruction partielle d’un immeuble à Lyubertsy après la chute de débris de drone
Des attaques coordonnées dans plusieurs régions
Outre Moscou, de nombreuses régions ont été ciblées :
- 91 drones détruits dans la région de Moscou
- 126 abattus dans la région de Koursk
- 38 interceptés au-dessus de Briansk
- 25 dans la région de Belgorod, où 36 localités ont été privées d’électricité
- 22 drones neutralisés au-dessus de Riazan
- Des attaques signalées en Lipetsk, Kalouga, Orel, Voronej et Nijni Novgorod
Dans certaines zones, des infrastructures critiques ont été impactées. À Kalouga, un immeuble a été endommagé et un incendie s’est déclaré après l’impact d’un drone. En région de Vladimir, des débris ont atteint une voie ferrée, causant des dégâts matériels.
Aéroports impactés et restrictions de vol
En raison de cette attaque, plusieurs aéroports majeurs ont temporairement suspendu leurs vols, dont Domodedovo, Cheremetievo et Vnukovo à Moscou, ainsi que Strigino (Nijni Novgorod) et Tunoshna (Iaroslavl).
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