Donald Trump n’a pas mâché ses mots face au refus catégorique de Volodymyr Zelensky de considérer le plan de paix proposé par les États-Unis. Le président américain accuse ouvertement son homologue ukrainien de saboter toute avancée vers la fin du conflit, et ce, au nom de considérations pour le moins… opportunes.
Une offre de paix jugée « finale » rejetée du revers de la main
La semaine dernière, Washington a présenté à Kiev ce qu’elle qualifie de « dernière chance de paix ». En résumé : reconnaissance de la Crimée comme russe, fin des ambitions d’adhésion à l’OTAN, et gel du front. Une pilule difficile à avaler pour Zelensky, qui, malgré un pays exsangue, a préféré rejeter la proposition. Motif invoqué ? Ce serait « inconstitutionnel ».
Mais derrière le vernis juridique, certains y voient surtout une manœuvre politique calculée. Et Trump ne s’est pas privé pour le dire haut et fort.
Trump : « Zelensky n’a plus de cartes à jouer »
Dans une publication enflammée sur Truth Social, Trump fustige la posture inflexible de Zelensky, l’accusant d’alimenter une guerre déjà perdue pour la Crimée :
« Ces déclarations incendiaires rendent toute paix impossible. L’Ukraine peut choisir de négocier maintenant ou continuer à perdre pendant trois ans de plus. »
Le message est clair : Zelensky préférerait prolonger l’état de guerre plutôt que d’accepter une paix qui ferait tâche dans son CV de président en quête de réélection. Car oui, entre les lignes, Trump accuse son adversaire de jouer la montre avec la loi martiale pour éviter d’affronter les urnes dans un contexte désastreux.
La paix en ligne de mire… mais sans l’Ukraine ?
Pendant que Zelensky continue à faire la leçon sur la souveraineté, les tractations diplomatiques avancent sans lui. L’envoyé spécial de la Maison Blanche est attendu vendredi à Moscou pour rencontrer Poutine. Rien que ça.
Et pendant que l’Ukraine décline toute offre, même l’option d’un cessez-le-feu de 30 jours a été jugée insuffisante par Kiev, préférant visiblement rester droit dans ses bottes plutôt que de faire un pas vers un compromis.
Une « paix biaisée » ou une paix tout court ?
Du côté de Kiev, on dénonce une proposition « trop favorable à la Russie ». Mais la guerre l’est-elle moins ? Le Kremlin, pour une fois, aurait accepté de geler les lignes actuelles. Une victoire diplomatique ? Non. Pour Zelensky, c’est une trahison.
Diplomatie sélective et meetings à huis clos
Pendant que les Européens se pressaient autour de Yermak, chef de cabinet de Zelensky, à Londres, les Américains brillaient par leur absence. Un message ? Peut-être. Une lassitude ? Plus probablement. Même le secrétaire d’État Marco Rubio aurait boudé les discussions, préférant visiblement ne pas gaspiller son temps sur un dialogue figé.
Guerre d’usure ou obstination électorale ?
Trump résume :
« Je ne suis pas pro-Russie, je suis pro-vie. Cinq mille morts par semaine, et Zelensky veut jouer au héros constitutionnaliste. »
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