Justice

Un père de Cagnes-sur-Mer traque lui-même le pédocriminel qui ciblait sa fille de 12 ans sur Snapchat

Quand Georges Bilello découvre que sa fille Léa, 12 ans, envoie des photos intimes et des messages sexuels à un inconnu de 36 ans sur Snapchat, il ne s’arrête pas au dépôt de plainte. Il enquête lui-même, avec l’aide de bénévoles, jusqu’à faire arrêter et condamner l’homme.

mise à jour le 07/04/26

Cette affaire résume tout : la passivité des débuts de procédure, la rage d’un père ayant fait le travail des enquêteurs, et cette peine édulcorée pour un homme dont les sollicitations sexuelles ont achevé de briser une enfant déjà vulnérable.

Printemps 2025, une corde et une lettre à « maman »

Chauffeur de poids lourd de 51 ans, Georges Bilello tombe un jour sur le téléphone de sa fille. Léa, récemment orpheline de mère, est vulnérable – une proie idéale. Le 17 avril 2025, elle tente de se pendre. Son père coupe la corde. Dans la chambre, un mot : « Maman, j’arrive. »

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La lenteur du parquet de Grasse

Plainte immédiate. Puis silence, ou presque. Face à l’enquête officielle qui piétine, Georges Bilello décide de passer la vitesse supérieure. Il rejoint Team Moore, un collectif de traqueurs de prédateurs sexuels en ligne. Pendant des mois, ils épluchent les comptes du suspect.

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Le coupable se trahit par GPS

L’homme, trentenaire, réactive sa géolocalisation – erreur de débutant, mais suffisante. Le père localise l’adresse exacte en Isère, transmet aux gendarmes qui interpellent. On apprendra plus tard que le prédateur est primo-délinquant, placé sous curatelle pour déficience mentale. Poursuivi pour corruption de mineur de 15 ans (une enfant de 12 ans, donc).

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le tribunal de Vienne : 12 mois avec sursis pour le pédophile

Le 3 mars 2026, le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) condamne le prédateur sexuel à un an d’emprisonnement avec sursis, période probatoire de deux ans, soins psychiatriques obligatoires et interdiction de travailler avec des enfants. Georges Bilello ne cache pas sa déception. Léa, physiquement remise, reste psychologiquement fragile, toujours suivie. Mais au moins, dit le père, elle peut commencer à se reconstruire.

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