Etat Providence : 1. Pénurie d’antidépresseurs, 2. Aide à mourir

Comment réussir la transition énergétique et atteindre la neutralité carbone en 2050, avec des Français qui s'obstinent à être trop nombreux ? IVG, LGBT+, géo-ingénierie, bonbons Haribo, vaccins bizarres, rien n'y fait : la population ne diminue pas. La solution a été trouvée : créer une pénurie de d'antidépresseurs. L'arrêt brutal d'un traitement donne des idées noires, ajoutons une loi bienveillante sur l'aide à mourir, et le tour est joué !

mise à jour le 14/06/25

Il y a un demi-siècle, dans Le Soleil Vert, la mort douce était offerte par l’État. La science-fiction de 1974 est devenue réalité.

Créer une pénurie pour garder des prix de vente élevé, c’est une stratégie marketing classique qui touche les antibiotiques, mais aussi les antidépresseurs qui représentent un cas à part. En effet, ils sont la drogue les plus consommée en France, après l’alcool et le tabac. Autant dire qu’il n’y a pas besoin de les rendre rares pour en tirer du profit et pourtant une dizaine de psychotropes courants manquent dans les rayons des pharmacies depuis janvier 2025.

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Après avoir réglé le problème Gilets Jaunes à coup de lanceurs de balles de défense et combattu le coronavirus grâce à McKinsey, Emmanuel Macron a provoqué une hausse de dépressions sans précédent. Entre 2017 (date de son élection à la présidence) et 2021 (« crise » covid), la dépression a augmenté de + 3,5 points chez les adultes et + 9 points chez les jeunes de 18 à 24 ans.

Acte I : Pénurie d’antidépresseurs

Chômage ou surmenage, frigidaire vide, décès de proches, éclatement des familles, morosité générale, confinements, distanciations sociales, maladies, sont à l’origine de la vague de dépression. Cela expliquerait la rupture des stocks d’antipsychotiques (Quétiapine, Teralithe, Olanzapine) et d’antidépresseurs (Sertraline, Venlafaxine).

L’ANSM vous recommande de mettre une croix non seulement sur la Quétiampine, mais aussi sur la Téralithe et la Venlafaxine qui auraient pu la remplacer : « Si vous prenez actuellement ce médicament, il vous est recommandé d’en parler avec votre médecin ou avec votre pharmacien qui pourra vous orienter vers un autre traitement, mais pas de Téralithe (médicament contenant des sels de lithium) ou de Venlafaxine. Ces deux produits font l’objet de tension d’approvisionnement. »

À cela s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement. L’usine Pharmathen International, en Grèce, qui produit 60 % de la Quétiapine, a dû arrêter son activité pour un défaut de qualité, et depuis juillet 2024, le problème n’est toujours pas réglé.

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Quant au mécanisme de solidarité européenne, il n’a colmaté que 12 % des besoins mensuels.

Les pharmaciens jettent l’éponge

Pour compenser l’arrêt de la production industrielle d’antidépresseurs, les pharmacies dites « préparatrices » sont à présent autorisées à réaliser des préparations artisanales à base de Sertraline. Jugeant le prix de vente trop faible, « les façonniers ont décidé d’un commun accord qu’ils ne prendront pas le risque de faire ces préparations pour le peu de rémunération qui est proposé », explique le président de l’Union des syndicats de pharmaciens. Le risque de ne pas faire de bénéfices sur la Sertraline peut mettre encore plus en danger leur profession. Jusqu’en 1986, le nombre de pharmacies ne faisait que croître. Faire faillite était invraisemblable. Or depuis 2014, plus de 10 % des officines ont mis la clé sous la porte. Parallèlement, le nombre de médecins généralistes en cabinet a chuté de 11 % depuis 10 ans.

Acte II : Plus envie de vivre ? L’État Providence vous aide… à mourir !

Comment soigner une dépression sans médecin, sans pharmacien et sans médicament ? Réponse : en pratiquant une activité physique régulière, des sports d’équipe pour sortir de l’isolement. Cette solution est évidente, sauf pour… les personnes déprimées. Elles ont besoin d’aide.
Entre le recul du départ à la retraite, l’insécurité, l’impression d’être pris pour des perdreaux de l’année, les déserts médicaux… les Français ont de moins en moins le moral. Ils ne voient pas le bout du tunnel et ils ont bien tort, car leurs députés viennent de leur offrir « la » solution : la « loi d’aide active à mourir ». C’est pour tout le monde : la loi précise que les barbituriques nécessaires sont intégralement pris en charge par l’Assurance maladie.

Il ne reste plus qu’à graver, dans le marbre de la Constitution, au côté de l’IVG, cette nouvelle loi de l’État Providence.

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