L’attaque a frappé l’une des plus grandes synagogues réformées des États-Unis. Jeudi, à Temple Israël, dans la banlieue de Detroit, un homme a foncé avec son véhicule dans le bâtiment avant d’être abattu par la sécurité. Selon les premiers éléments rapportés par les médias américains, il était armé, son véhicule contenait des explosifs de type mortier, et l’impact a déclenché un incendie. Un agent de sécurité a été blessé, mais aucune autre victime n’a été signalée parmi les personnes présentes sur place.
Le suspect a été identifié comme Ayman Mohamad Ghazali, 41 ans, citoyen américain naturalisé, né au Liban et domicilié à Dearborn Heights, dans le Michigan. Son identité a été confirmée par le Department of Homeland Security et reprise par plusieurs médias américains au fil de la journée.
Très vite, un autre élément a pris le dessus dans la couverture de l’affaire : le lien entre cette attaque et la mort récente de proches au Liban. Plusieurs médias américains affirment que Ayman Ghazali venait de perdre des membres de sa famille dans des frappes israéliennes qui ont fait des milliers de morts au Liban. People écrit par exemple que son frère et des neveux auraient été tués par Israël au Liban.
Ayman Mohamad Ghazali a publié leurs photos. Ses frères étaient l’arbitre Qassem Ghazali, son frère Ibrahim, et les enfants d’Ibrahim, Ali et Fatima.
NEWS: The man who rammed his explosives-laden truck into a Michigan synagogue today was named Ayman Ghazaleh, according to a source familiar with the situation. Ghazaleh posted photos overnight of his family members, including young children, who were killed in a recent Israeli… pic.twitter.com/KEBeJPAZsD
— Ryan Grim (@ryangrim) March 12, 2026
Dans le quartier où vivait Ghazali, selon plusieurs voisins, une journaliste du Detroit Free Press a été interpellée par Kandie Zaidieh, une habitante du secteur depuis trente ans, sortie sur le pas de sa porte.
« Vous savez ce qui se passe ? » a demandé la riveraine.
La journaliste lui a alors demandé si elle connaissait Ghazali et si elle avait entendu parler de l’attaque survenue plus tôt dans la journée à West Bloomfield.
« Je croyais que cet homme était mort », a-t-elle d’abord répondu, avant de comprendre peu à peu de qui il s’agissait.
« Oh merde… Oh mon Dieu », a-t-elle murmuré.
Elle a expliqué avoir appris la veille au soir que le frère de Ghazali avait été tué au Liban et qu’elle comptait lui apporter des fleurs.
Kandie Zaidieh a ensuite décrit son voisin comme « mon roc ».
« C’était le meilleur. Le meilleur voisin. Toujours discret, un travailleur acharné. Il était toujours agréable. Tout le monde l’aimait », a-t-elle affirmé, avant de se corriger : « Je ne vais pas dire “était”. Il l’est. »
Elle a insisté sur le fait qu’il s’était toujours bien comporté avec elle.
« Toujours. Toujours. Toujours. »
En jetant un regard vers la maison de Ghazali, quelques portes plus loin, elle a relevé un détail qui l’a marquée.
« Il laisse toujours une lumière allumée », a-t-elle dit.
Mais ce soir-là, la maison était noire.
Plus bas dans la rue, des employés du restaurant de shawarma Hamido ont indiqué au Free Press qu’il y travaillait. Ils l’ont décrit comme quelqu’un de « vraiment très gentil », mais n’ont pas souhaité accorder d’interview.
Au moment des faits, environ 140 enfants, enseignants et membres du personnel se trouvaient dans le centre de la petite enfance de la synagogue, selon l’AP. Aucun n’a été blessé. En revanche, une trentaine de secouristes ont été pris en charge après avoir inhalé de la fumée.
L’homme qui a attaqué la synagogue a bien été identifié. La piste d’un passage à l’acte lié à la mort de proches au Liban est aujourd’hui largement relayée dans la presse américaine. Manque encore la validation judiciaire et officielle du mobile.
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