Sa position stratégique sur le golfe d’Aden et son port de Berbera en font un atout majeur, suscitant l’intérêt de l’Éthiopie en mal d’accès à la mer et des Émirats arabes unis. Cependant, la quête de légitimité d’Hargeisa prend une tournure sinistre avec l’éventualité d’un plan, évoqué sous l’administration Trump et Israël, visant à relocaliser la population de Gaza en échange d’une reconnaissance américaine.
Cette perspective, synonyme de complicité dans un nettoyage ethnique, illustre l’impasse morale dans laquelle peut plonger la soif de souveraineté. Entre les pressions de la Somalie, les calculs des puissances régionales et le principe d’intangibilité des frontières africaines, l’avenir du Somaliland, bien que fonctionnel, reste suspendu à des négociations ou à une confrontation dont les termes pourraient en entacher durablement la légitimité.
Pas encore de commentaire sur "Somaliland : Le pays qui n’existe pas mais que tout le monde désire"