Paroles
Tous les matins c’est la même chose, faut se lever pour aller taffer.
Mais que je n’ose pas dire quelque chose ou la morale va me taper.
Il y a ceux qui voudrait du taf, pas pour le plaisir, juste pour mâcher.
Ceux qui y sont qui étouffent, le CDI dans la trachée.
Les jours se suivent, se ressemblent enfermé dans cette cage et
La pression qui elle augmente, mains qui tremblent, les yeux baissés.
Face au chef pas par faiblesse, si je le regarde, je vais l’exploser.
J’ai X fois fait le scénario je vais pas m’attarder à te l’exposer.
Alors je me lève, je hurle, je me demande le sens.
De cette vie dans laquelle semble régner l’absence.
De logique, de justice, de reconnaissance.
Où des âmes perdues sèment la souffrance.
Je m’interroge sans fin sur cette décadence.
Suis-je le seul humain à avoir un goût rance.
Dans la bouche et l’esprit proche de la démence.
Chronique d’un citoyen de la maison France.
Je fais comme tout le monde, j’allume l’écran unique fenêtre pour s’évader.
Ce que j’y vois me met à cran, de fausses infos téléguidées.
L’objectif diviser la masse, nous faire la messe, nous convertir et
Pendant ce temps les potes amassent, les affaires sortent mais pas de procès.
Et côté divertissement, la sous-culture est imposée.
Des réseaux sociaux clivant, l’émergence de communautés.
Parmi ces âmes numériques à la recherche d’une identité.
On compte les enfants de Narcisse et ce qui veulent se faire exploser.
Tout ceci n’est qu’un amer constat, qui n’explique pas qu’on se tape et il faudrait qu’on stoppe la machine.
Évidemment cesser qu’on se tue, devenir constants pour tous nos costauds, nos frangines.
Eux, ils voudraient qu’on se tire, nous on voudrait construire et pouvoir instruire nos enfants.
Faire du passé tous les castings, les « casse-toi pauvre con » qu’on aille de l’avant pour de bon.
Quand je sors enfin du bureau dos à mes bourreaux le doigt levé.
Je me dis que la vraie vie va enfin pouvoir commencer.
Je me sens de nouveau vivant, malheureusement pour une courte durée.
Obligation quotidienne à ma mémoire se font rappeler.
Je continue de m’activer, de tenir le cap, sans avouer.
Ce qui me maintient la promesse d’un verre pris dans mon canapé.
Ils ont réduit l’existence et ont fait de la panacée.
Une journée qui s’éteint à la lumière de la télé. Je suis dégoutté
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