Santé

Moustiques OGM : Bill Gates chassé du Burkina Faso après avoir contaminé l’Amérique du Sud par le virus de la dengue

Au cœur d'une controverse grandissante, le Burkina Faso a claqué la porte au projet Target Malaria, cette initiative hautement controversée financée par la Fondation Bill et Melinda Gates pour éradiquer le paludisme via des moustiques génétiquement trafiqués. Sous la houlette du capitaine Ibrahim Traoré, cette décision abrupte souligne un rejet croissant de cette ingérence déguisée en aide humanitaire, au moment où l'Afrique affirme sa souveraineté face aux géants philanthropiques occidentaux.

mise à jour le 25/08/25

Cette affaire burkinabè pourrait bien sonner le glas pour d’autres initiatives similaires de la Fondation Gates, forçant le milliardaire à reconsidérer son rôle de sauveur autoproclamé du continent.

Les méfaits des moustiques de Bill Gates en Amérique du Sud

Au Brésil, la libération des moustiques OGM, plus résistants et plus dangereux que les autres, a provoqué une épidémie de dengue : plus de 12,6 millions de cas, soit près de trois fois plus qu’en 2023, dont 21 000 cas graves et plus de 7 700 décès. Le directeur de l’OPS (OMS), le Dr Barbosa, a expliqué que la situation est liée aux événements climatiques qui favorisent la prolifération des moustiques, ainsi qu’à l’urbanisation non planifiée, à l’accumulation d’eau autour des maisons et à la mauvaise gestion des déchets, qui créent des zones de reproduction pour le vecteur.

Rien à voir avec la libération des moustiques de Bill Gates, rien de rien. D’autant que c’est l’occasion de vendre au Brésil, à l’Argentine, au Pérou et au Honduras des vaccins contre la dengue, même si le Dr Barbosa a fait remarquer que « le vaccin actuel n’arrêtera pas la propagation du virus à court ou à moyen terme et n’apporte pas de soulagement immédiat en cas d’épidémie ».

Un coup d’arrêt brutal par les autorités

Les agences nationales de biosécurité et d’évaluation environnementale du Burkina Faso ont imposé une halte immédiate à toutes les activités de Target Malaria, ordonnant la destruction des échantillons biologiques sous un protocole draconien. Ce programme, qui promettait de juguler une maladie tuant des centaines de milliers d’Africains chaque année selon l’OMS, se voit ainsi stoppé net, révélant les fissures d’une recherche trop confiante en ses prouesses technologiques.



Des critiques qui fusent de toutes parts

Les organisations locales n’ont pas hésité à qualifier ce projet d’opaque et potentiellement catastrophique, arguant qu’il pourrait perturber irrémédiablement les écosystèmes et la santé publique sans garanties solides. On murmure au Burkina-Faso que derrière ces moustiques modifiés se cache une volonté de contrôle démographique, un refrain bien connu dans les cercles sceptiques vis-à-vis des investissements massifs de Bill Gates en Afrique, des vaccins aux semences OGM.



Les étapes d’une aventure scientifique contestée

Dès 2019, des libérations de moustiques mâles altérés ont eu lieu dans des hameaux comme Bana, suivies d’autres tests jusqu’à ces derniers jours, dans l’espoir de créer une souche inoffensive face au parasite du paludisme. Mais ces expériences, menées sans une transparence exemplaire, ont alimenté les soupçons, surtout dans un pays en pleine transition politique où la méfiance envers l’Occident atteint des sommets.

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