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L’actu en vrac de Jacqueline : De Saillat-sur-Vienne à Mours-Saint-Eusèbe, l’actu que les grands médias vous cachent

Il arrive parfois qu'un SDF préfère la prison à la liberté, qu'un dealer trouve à des policiers des allures de drogués et que des cambrioleurs soient défendus par la Justice.

mise à jour le 01/07/26

Entre misère sociale, trafic de quartier et justice acrobatique, Jacqueline nous dégote les informations que personne ne mettra au 20 heures.

Un SDF tente un casse afin de trouver un toit… en prison

Le 13 mai dernier, un homme de 39 ans s’était introduit dans les bureaux du directeur adjoint d’un Carrefour City de Caen pour s’emparer du coffre de l’établissement. Face au responsable, il avait sorti un couteau avant de le jeter spontanément au sol en constatant la frayeur de son interlocuteur — précisant lui-même, à l’audience, qu’il n’avait jamais eu l’intention de le blesser. Déjà condamné à plusieurs reprises, il avait perdu son emploi, puis son logement à la suite d’une incarcération liée au non-paiement d’amendes. À la barre, le prévenu a expliqué les raisons de son geste : trouver un toit, de quoi manger, et accéder à une aide qu’il ne parvenait pas à obtenir autrement. Pour lui, la prison représentait l’unique solution.

Avec une condamnation d’une peine de semi-liberté de six mois (et quatre avec sursis), le tribunal correctionnel de Caen a tenté de briser le cercle infernal. La semi-liberté permet de conserver des activités extérieures — recherche d’emploi, suivi social, démarches administratives… dans le meilleur des cas — tout en dormant en établissement pénitentiaire. On peut donc conclure à un casse réussi.

Erreur de jugement

En tenue civile, des policiers du Groupe de sécurité de proximité de Romans-sur-Isère épiaient un point de deal au chemin des Écoles, à Mours-Saint-Eusèbe (Drôme). Se fiant à son intuition, le trafiquant les a vu comme d’éventuels acheteurs. Il a donc tenté de leur vendre de l’héroïne. Résultat : interpellation, perquisition, saisie, flagrant délit, etc. Dealer, c’est un métier, cela ne s’improvise pas. Il faut une formation.

Il frappe un de ses cambrioleurs à coups de piolet : 10 ans ferme. Les voleurs : 10 mois avec sursis

Gaël Prêtre, 53 ans, subit depuis plusieurs années vols et cambriolages dans sa maison à Saillat-sur-Vienne. Il dépose plusieurs plaintes auprès des gendarmes, sans suite. À la présidente de la cour d’assises, il rapporte que « les gens du village savent qui c’est, on m’a dit que c’était pour se payer leur drogue ».

Tout commence vers deux heures du matin. Gaël Prêtre est réveillé par des bruits inhabituels dans sa propriété. Deux hommes se sont introduits sur son terrain, pensant que la maison et le fourgon garé à proximité — rempli d’outils — étaient abandonnés.

Lorsqu’il entend le propriétaire hurler : « C’est quoi ce bordel ? » Tony Vignaud, 32 ans, est déjà entré dans la maison… Il fait alors demi-tour et alerte son beau-père, qui suivait derrière, qu’il faut prendre la fuite. Le jeune voleur plus rapide, rejoint le premier leur 307, restée hors de la propriété, feux allumés, portières ouvertes. Son beau-père, 55 ans, fait une chute dans les ronces qui entourent la maison. Ne voyant pas son beau-père revenir, Tony ressort de la voiture et retourne voir où il est resté. Mais à ce moment surgit Gaël Prêtre, avec un piolet. Il frappe le jeune homme à douze reprises à la tête. La lame s’enfonce dans le crâne de sa victime, au point qu’il doit forcer pour la dégager. Tony Vignaud raconte « J’ai fait le mort pour qu’il arrête. […] Je me suis vu mourir. » Sa victime tombée à terre, Gaël Prêtre pense au pire. Il appelle les gendarmes, mais, à sa grande surprise, quand il revient, le cambrioleur, pourtant gravement blessé, est parti.
– La présidente s’en étonne : «Votre domicile est pourtant à deux kilomètres, comment avez-vous pu ? »
« L’adrénaline », répond Tony Vignaud.

La riposte n’était ni nécessaire ni proportionnée : les voleurs avaient déjà pris la fuite, et c’est le propriétaire qui leur a couru après. Après six heures de délibéré, Gaël Prêtre est acquitté du chef de tentative de meurtre, mais condamné à dix ans de réclusion criminelle pour violences en récidive ayant entraîné une infirmité permanente. À cela s’ajoutent une interdiction de détenir une arme pendant dix ans (un piolet est une arme) et, au cas où il aurait envisagé une carrière politique, une inéligibilité pour la même durée. À la sortie de l’audience, Gaël Prêtre n’a pas mâché ses mots : « C’est une infamie du début à la fin, cette mascarade. »

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