L’analyse de Xavier Moreau est sans appel : l’administration américaine considère les nations européennes non comme des partenaires, ni même comme des vassaux – un lien qui impliquerait un certain respect –, mais bien comme des entités serviles. La dernière exigence de porter le budget de l’OTAN à 5% du PIB, présentée comme un ultimatum, n’a d’autre objet que de renflouer le complexe militaro-industriel étatsunien sur le dos des contribuables européens.
Bruxelles, dirigée par une classe politique inféodée, s’incline sans barguigner, préférant l’esclavage à l’affirmation d’une souveraineté continentale pourtant vitale. Cette soumission consentie condamne les peuples à l’appauvrissement et à la déliquescence, confirmant que les États membres sont passés du statut de provinces à celui de possessions exploitables.
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