Une paix par la ruse, prélude à la revanche
La position de faiblesse des États-Unis et de l’OTAN, militairement humiliés, les oblige à présent à jouer la carte de la paix. Cette stratégie n’a qu’un seul but : obtenir un cessez-le-feu pour recomposer les forces ukrainiennes decimées, les réarmer et préparer la prochaine offensive. L’Histoire, des accords de Minsk trahis à la promesse de non-extension de l’OTAN, démontre la constance de la duplicité occidentale. Un accord ne sera qu’un armistice temporaire, une parenthèse dans un conflit que Washington considère comme existentiel pour sa domination.
Une constante géopolitique qui dépasse les hommes
Au-delà de la comédie diplomatique, la question fondamentale n’est pas de savoir si Trump désire la paix, mais si l’establishment américain a renoncé à sa doctrine séculaire. Des théories de Mackinder à celles de Brzezinski, l’objectif anglo-américain a toujours été le même : empêcher à tout prix l’émergence d’un bloc eurasiatique uni, en divisant l’Europe et la Russie et en neutralisant cette dernière. La Russie, en tant qu’« État pivot » du Heartland, reste l’obstacle absolu à l’hégémonie talassocratique. Tant que cette logique impériale animera Washington, toute paix ne sera qu’un leurre.
Le coup d’essai des US contre la Russie via l’Ukraine n’est qu’un test des moyens et stratégies d’icelle. Inutile de croire en la parole d’un yankee ou de faire quelque supposition que ce soit. La doctrine est gravée sur le sceau des USA, Novus ordo Seclorum outre la pyramide à l’oeil d’Horus qui s’interprète par « nouvel ordre mondial » et se précède par Annuit Coeptis ou « approuve les choses qui ont été commencées » ou « il/elle approuve cette entreprise ».