Son analyse dévoile un double mouvement stratégique. D’un côté, les États-Unis, investisseurs de premier plan en Algérie et partenaires historiques du Maroc, ont tissé des liens économiques et militaires suffisamment solides avec les deux nations pour s’ériger en médiateurs incontournables. De l’autre, la percée de l’influence russe au Sahel et les velléités de Moscou d’obtenir une base navale en Méditerranée ont précipité la nécessité pour Washington de consolider son glacis maghrébin.
Ainsi, en favorisant une réconciliation entre Alger et Rabat, l’objectif affiché est de créer un front uni, aligné sur les intérêts américains, capable de faire barrage à l’expansionnisme russe et chinois, transformant une rivalité régionale ancestrale en un levier au service d’une géopolitique mondialisée.
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