Intervenu sur un incendie à Fontainebleau, un commandant de bord raconte avoir écopé dans la Seine pour remplir son appareil. Une situation qui lui a inspiré une comparaison particulièrement sévère pour la macronie.
« J’étais en train de prendre de l’eau de la Seine qui avait coûté 2 milliards d’euros aux Français pour une dépollution, alors qu’avec 2 milliards d’euros, on peut acheter 15 Canadair et dix ans de maintenance. »
Le montant officiel du plan de baignade dans la Seine et la Marne est de 1,4 milliard d’euros. Mais le fond de sa déclaration reste intact : la France sait débloquer des sommes colossales pour de la communication, tout en laissant vieillir sa flotte de bombardiers d’eau.
En 2022, Emmanuel Macron promettait pourtant de remplacer les douze Canadair français et de porter leur nombre à seize. Quatre ans plus tard, la flotte n’a toujours pas augmenté. Un appareil est en réparation et plusieurs autres peuvent être immobilisés pour maintenance. Certains jours, seuls cinq avions sont disponibles.
Sur le papier, l’État possède douze Canadair. Dans le ciel, les pilotes font avec ce qui veut bien décoller.
Pendant ce temps, agriculteurs et habitants ravitaillent les pompiers en eau, nourriture et café. La solidarité populaire compense encore les carences publiques. La Seine est baignable, les communiqués de l’Élysée sont impeccables, mais les forêts, elles, continuent de brûler.
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