Certains responsables politiques veulent encadrer Internet sans toujours comprendre son fonctionnement.
Lors d’une audition au Sénat, Laurent Lafon a semblé chercher une ligne éditoriale humaine derrière les recommandations de YouTube. La plateforme lui a pourtant rappelé que les contenus proposés dépendent principalement d’algorithmes et de l’historique des utilisateurs.
Cette confusion rappelle Hadopi, une loi conçue pour combattre le téléchargement alors que les pratiques évoluaient déjà vers d’autres solutions. Réglementer un outil mal compris conduit souvent à des textes inefficaces ou rapidement dépassés.
Aurore Bergé défend aussi la fin de l’anonymat sur les réseaux sociaux. Pourtant, les autorités peuvent déjà identifier un internaute dans le cadre d’une enquête. Imposer l’identité publique à tous fragiliserait surtout les citoyens ordinaires. Avant de censurer, surveiller ou interdire, les élus devraient commencer par comprendre les technologies qu’ils prétendent réguler.
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