Vladimir Poutine : « Avec les pays qui refusent de payer en roubles pour le gaz, les contrats s’arrêteront ! »

Politique

mise à jour le 01/04/22

L’habitude occidentale est de bluffer pour arriver à ses fins. Pour le président de la Russie, Vladimir Poutine, la technique est tout autre. Pas de bluff, pas de paroles en l’air, il dit ce qu’il va faire… et c’est ce que les pays occidentaux vont expérimenter : la parole donnée. Alors que les pays hostiles gèlent les paiements en euros et obtiennent le gaz russe gratuitement, le Kremlin change les règles du jeu.


Le président du Kremlin s’est exprimé le 31 mars 2022, afin d’expliquer les règles claires et transparentes qui s’appliquent désormais aux pays acheteurs de gaz naturel hostiles à la Russie. Étant donné que les États-Unis utilisent le dollar comme une arme envers son pays, « pour acheter du gaz naturel russe, ils [les pays hostiles] doivent ouvrir des comptes en roubles dans les banques russes. Ce sont ces comptes qui serviront à payer le gaz livré à partir du 1er avril de cette année. Si ces paiements ne sont pas effectués, nous considérerons qu’il s’agit d’un défaut de paiement de la part des acheteurs avec toutes les conséquences qui en découlent. Personne ne nous vend quoi que ce soit gratuitement, et nous n’allons pas non plus faire de charité. En termes simples, avec ceux qui refusent de payer en roubles, les contrats existants seront arrêtés. »

Le président de la Fédération de Russie explique ensuite les raisons de payer en roubles : « En fait, qu’est-ce qui s’est déjà passé ? Nous avons fourni nos ressources aux consommateurs européens — en l’occurrence du gaz. Ils l’ont reçu, nous ont payé en euros, qu’ils ont ensuite eux-mêmes gelés. À cet égard, il y a tout lieu de croire que nous avons livré une partie du gaz à l’Europe gratuitement. Cela, bien sûr, ne peut pas continuer. »

Conscient de l’attitude de soumission des Européens à l’oncle Sam, Poutine dénonce la folie des chefs d’État, prêts à entraîner leurs citoyens vers la misère. « Cependant, à en juger par les déclarations des politiciens individuels, ils sont prêts à négliger les intérêts de leurs citoyens, juste pour plaire à leur maître d’outre-mer, le suzerain. Une sorte de populisme à l’envers — les gens sont invités à manger moins, à s’habiller plus chaudement pour économiser sur le chauffage et à refuser de voyager. Et ces privations volontaires sont exigées au nom de la solidarité abstraite de l’Atlantique Nord. »

Le Média en 4-4-2

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