L’histoire de France, conférence de François Asselineau (chapitre 5)

Histoire, Politique

mise à jour le 03/10/21

Rappelant de nombreux événements méconnus ou surprenants, en proposant des clés de compréhension inédites et replaçant 2 000 ans de notre histoire nationale dans une mise en perspective inhabituelle mais lumineuse, cette stupéfiante conférence de François Asselineau explique pourquoi, contrairement à ce que tout le monde ressasse, la construction européenne n’est pas l’avenir de la France. Et pourquoi il ne faut jamais désespérer des capacités extraordinaires du peuple français à se ressaisir pour libérer la France.

La conquête de la souveraineté nationale (suite du chapitre 4)

14 juillet 1789 : chute du symbole de l’absolutisme

La prise de la Bastille, symbole de l’absolutisme royal, a été précédée par des mois d’agitation. Les Etats généraux ont été convoqués par Louis XVI en avril 1789. Le mode de scrutin est discuté : soit par collège (noblesse, clergé, tiers état) ou proportionnellement. Par collège la noblesse et le clergé auront toujours la majorité (deux sur trois). Avec un vote aux voix, le tiers état, a deux fois plus de représentants que chacun des autres états et bénéficiant de l’appui de membres des deux autres collèges, aura toujours la majorité.

Le peuple impose sa constitution

Dès le 17 juillet 1789 : le prince de Condé, Monsieur (futur Louis XVIII) et le comte d’Artois (futur Charles X) quittent la France. Ils vont chercher de l’aide auprès des étrangers contre le peuple.

Le peuple français n’a pas attendu l’aide des autres peuples. De même on ne peut actuellement attendre le soutien des autres pays européens pour sortir de l’euro. Le peuple français a imposé sa liberté à l’Europe et inspiré ultérieurement les autres peuples d’Europe.

Nuit du 4 août : abolition des privilèges.

14 juillet 1790 : fête de la Fédération (des provinces françaises). On acclame le roi parce qu’il prête serment d’être fidèle à la nation (le peuple souverain) et à loi (à la 1re constitution du 14 septembre 1791). La Révolution semble terminée. Une constitution n’est pas un simple texte qui règle le fonctionnement des pouvoirs publics. Elle est imposée par le peuple à ses gouvernants pour encadrer et limiter leur pouvoir et ainsi empêcher le retour à la dictature.

L’Europe coalisée menace le peuple 

Le peuple de Paris reçoit, le 28 juillet 1792, un manifeste du duc de Brunschwick qui, au nom de l’empereur d’Autriche et du roi de Prusse (et en fait des nobles émigrés), intime de façon menaçante à l’armée et au peuple de Paris de n’obéir à nouveau qu’au roi de France. La population parisienne envahit le château des Tuileries et arrête la famille royale. La correspondance du roi avec les émigrés de Coblenz est découverte. 

Les troupes du duc de Brunschwick sont vaincues à la bataille de Valmy (1792).

Le procès du roi s’ouvre en janvier 1783. Il n’est pas condamné parce qu’il est roi, mais parce qu’il est parjure.

Face à la tyrannie de l’Europe des banquiers américains, La Marseillaise chantée par les troupes françaises est toujours d’actualité.

Les nobles portant culottes de velours et bas de soie, les révolutionnaires, qui portaient des chausses, se sont appelés sans-culottes.

Les aristocrates avaient le sang bleu, pur, et le visage pâle. Le peuple martyr a revendiqué, dans La Marseillaise, son sang impur pour défendre la liberté de la terre (« Qu’un sang impur abreuve nos sillons »).

A suivre : La lutte entre souveraineté de droit divin et souveraineté nationale

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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